‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 183 sur 399 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Le capitaine, BERTRAND, THOMAS,

CHARLES

en AKh^s^ en dehors.

Qu'on remise ma chaise , et dis à l'un des geiis de mon onde de t'indiquer un appartement oîi tu déposeras mon porte-manteau.

LE CAPITAINE

. Fort bien. Le voilf qui s^nstalle.

CAARLES, entranl.

Eh ! bonjour , mon cher oncle.

LE CAPITAINE

Bonjour y mon cher neveu. Que viens*tu faire ici?

H^HAÈLES.

Vous voir , mon oncje , admirer votre nouveau château , et vous aider à en faire les honneurs. Vous aimez le monde , les plaisii^. Vous avez , sans doute , une nombreuse société, sans compter le voisiifage.

a5a LE CAPITAINE BELRONDE.

LE CAPITAINE

ï Point du tout, je n'ai personne.

CHAlL'IiES.

Ah , personne ! On m'a dit que vous aviez des daines.

LE CAPITAINE

Eh bien ! ces dames ? Si elles veulest vivre solitaires; si je ne veux pas qu'on les voie. «

CHARLES

Ah ! mon oncle , c'est parler en tuteur jaloux , en mari fâcheux; je ne reconnais pas votre caractère aimable .confiant.

LE CAPITAINE

■» Je veux devenir sévère et grondeur.... Je n'ai besoin de personne pour faire les honneurs de ma maison; je les ferai bien tout seul , et je n'aime pa^ qu'on vienne chez moi sans être invité.

CUARLEâ.

Seriez-vous assez cruel pour me renvoyer ?

LE CAPITAINE

Te renvoyer? non.... Mais....

Eh ! voilà votre fidèle Thomas , autrefois votre matelot d'ordonnance, aujourd'hui votre valet de chaiabre.

Bonjour, Thomas {A Berirand,) Bonjour aussi à toi

que je ne connais pas. Mous ferons -ûonnaissance.

BERTRAND

Monsieur l'officier, c'est bien de l'honneur. {A Thonuis.^lX a l'air d'ufi brave homme, notre neveu.

THOMAS

C'est de famille.

CHARLES

Je ne m'effraye pas de votre mauvais accueil. Vous ' fn'aimez. ^

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