SCÈNE m
Le capitaine, BERTRAND, THOMAS,
CHARLES
en AKh^s^ en dehors.
Qu'on remise ma chaise , et dis à l'un des geiis de mon onde de t'indiquer un appartement oîi tu déposeras mon porte-manteau.
LE CAPITAINE
. Fort bien. Le voilf qui s^nstalle.
CAARLES, entranl.
Eh ! bonjour , mon cher oncle.
LE CAPITAINE
Bonjour y mon cher neveu. Que viens*tu faire ici?
H^HAÈLES.
Vous voir , mon oncje , admirer votre nouveau château , et vous aider à en faire les honneurs. Vous aimez le monde , les plaisii^. Vous avez , sans doute , une nombreuse société, sans compter le voisiifage.
a5a LE CAPITAINE BELRONDE.
LE CAPITAINE
ï Point du tout, je n'ai personne.
CHAlL'IiES.
Ah , personne ! On m'a dit que vous aviez des daines.
LE CAPITAINE
Eh bien ! ces dames ? Si elles veulest vivre solitaires; si je ne veux pas qu'on les voie. «
CHARLES
Ah ! mon oncle , c'est parler en tuteur jaloux , en mari fâcheux; je ne reconnais pas votre caractère aimable .confiant.
LE CAPITAINE
■» Je veux devenir sévère et grondeur.... Je n'ai besoin de personne pour faire les honneurs de ma maison; je les ferai bien tout seul , et je n'aime pa^ qu'on vienne chez moi sans être invité.
CUARLEâ.
Seriez-vous assez cruel pour me renvoyer ?
LE CAPITAINE
Te renvoyer? non.... Mais....
Eh ! voilà votre fidèle Thomas , autrefois votre matelot d'ordonnance, aujourd'hui votre valet de chaiabre.
Bonjour, Thomas {A Berirand,) Bonjour aussi à toi
que je ne connais pas. Mous ferons -ûonnaissance.
BERTRAND
Monsieur l'officier, c'est bien de l'honneur. {A Thonuis.^lX a l'air d'ufi brave homme, notre neveu.
THOMAS
C'est de famille.
CHARLES
Je ne m'effraye pas de votre mauvais accueil. Vous ' fn'aimez. ^