ACTE I, SCÈNE IV. a
L£ CAPITAINE
Quel bruit?
, ^ chaAles.
Que vous allez vous marier.
LE eAPITAINE.
Eh bieH ! qui est-ce cjui se permettrait d y trouver à redire ? Serait-ce toi ?
CHARUBS.
Noa , certes , et je danserai de boa cceur à votre noce.
LE CAPITAIflTE.
Vrai? # ^
CHARLES
Oui, mon onde, vous avez mené une vie laborieuse.
LE CAPITAIKE.
JTai couni les mers pendant trente ans.
CHARLES
Vous y avez acquis ui|e grande fortune
LE CAPIUAIirS*
te suis millionnaire. *
CHARLES
N'est-il pas naturel que vous songiez à jouir en paix et agréablement du fruit de vos travaux avec une admable compagne , et à donner à la France , dans les enfents qne vous aurez, de bons citoyens qui ressemblent à leur père ?
LE CAPITAINE
Tu ne plaisantes pas à mes dépens, comme cela t'arrive quelquefois? •
CHARLES
Ah ! mon oncle, vou^ me raillez de temps en temps, je vous rends vo^ railleries ; mai^ je crois n^voir jamais manqué aur respect que je vous dois, et quand il s'agit de choses séneuset.... Mariez-vous^ mon oncle.
256 LE CAPITAINE BELRDNDE.
LE CAPITAlifE.
Je te ferai le moins de tort que je pourrai, et en t'assufttnt une jolfe fortune , il en- restera toujours assez pour ma femme et pour moi.
CHAALfiS. •
Ne pensez donc pas plus que moi à mes intérêts*, mon cher oncle. .
L£ CAPITAINE
Oh ! oui , dans le fond , tu e3 un bon neveu , un ami. Eh bien ! puisque je te trouve plus raisonnable que je «l'espérais, je ne suis plus Êché. Je me félicite jKnême que tu «ois venu, et je vais te faire ma confidence tout entière.
CHARLES
Oui, confiez -moi vos projets, et si je peux vous y servir^.
LE CAPIVAIlfH.
Eh! mais vraiment, cela n'est pas de refîis. Tavais tort de te craindre d'ailteurs. Ne sais-je pas que ta as une passion dans le cœur ?
CHARLES
Moi, mon oncle!
LE CAPITAINE
N'as-tu pas un portrait qui ne te Quitte pas , et que tu n'as jamais voulu me montrer. Mais comment as-tu (fait pour t'éloigner de l'dbjet adoré?
CHARLES
Elle habite ce pays.
%£ CAPITAINE
Elle est de Lyon p^iit - être ? et tu ne veuii pas ab-* solument me dire...'.
CHARLES
Pas encore, mon oncle; des obstacles....