‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 193 sur 399 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

U CAPITAINE, CHARLES, ROSE, VICTO- .'RINE, 'Mada.M£ de MONTCLAIR, Madame DARMAINVILLE , OLIVIER.

OLIVIER, entrant en scène suivi (ï un petit garçon

qui porte ses paquets.

Mademoiselle, je vous remercie bien. {Au petit gar^ çon.) Restez-là mon petit ami. Tout à l'heure on vous débarrassera dé vos paquets. Ah ! mon Dieu ! que de dames ! Je n'ose avancer. ,

MADAME DE MONTCLAIR

Il paraît timide. «

LE CAPITAINE

Oui timide, et assez niais; mais c'est égal. Que demandez-vous , jeune homme ?

OLIVIER

Monsieur le capitaine Belronde? (En montrant Charles. ) Est-ce monsieur ?. -

LE CAPITAINS.

Non , c'est moi.

Ah! pardon, c'est qu'un capitaine... A l'uniforme... je croyais... J'oubliais... c}ue monsieur de Belronde est un capitaine de marine , retiré , qui ne porte plus d'uniforme.

LE CAPITAINE

Enfin, que me voulez-^^tMis ? *

OLIVIER

Oh ! je vous Feconnais à présent. Vous né me recon- ^ naissez pas, vous?

268 LE CAPITAINE BELRONDE.

LE CAPITAINE

Non.

OLIVIER

Je vous ai pourtant vu bieii souvent chez mon père , quand j'étais ^u collège , et que je venais diner à la maison , les jeudis et les dimanches , qui sont les jours de congé.

LE CAPITAIIVE. .

Cela se peut, •

OLIVIER

A présent que je suis Un peu remis de mon trouble y. je reconnais bien aussi monsieur Charles de Belronde^ votre neveu Tofficier ; puis madame Darmainville et sa fille; puis madame de Montclair, qu'on dit bien maligne. (^En montrant f*ictorinè,) Il n'y a que Mademoiselle que je ne reconnais pas.

C'est ma pupille^

OLIVIER

Ah ! oui , vous êtes son tuteur. Elle est bien jolie.

ROSE, à Victorine, Mon Dieu ! qu'il a l'air simple !

VICTORINE

C'est vrai.

ROSE

C'est dommage ; il n'est pal mal.

viCTORirrE.

Tu trouves ?

LE CAPITAINE

Enfiit monsieur ? -*

OLIVIER

Je suis Olivier, l'étudiant en droit, fils de monsieur Forlis l'avocat , votre ami.

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