ACTE PREMIER
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S€ÈNE I.
Madame LÉONAM), BERTRAND, LÉONARD, DUHOUSSAtË, MARIANNE.
MADAME LÉONARD, entrant en scèite,
Donraâ-iroini k pane d'entrer, nion$ieor,
BSlimAirD, em^elcppé d'un grand manteau.
Ah! quel temps, quel temps affreux! j'enrage.
MADAME LÉONARD, appelant.
Marianne, monsieur Léonard, aidez'-moi donc à «enrir monsieur.
LÉONARD, entrant en scène.
Un moment , ma femme ; j'indiquais notre salle à cet autre voyageur. -
DUHOUSSATË, entrant en scène enveloppé^ comme Bertrand y d'un grand manteau.
Ouf! je suis trempé; quel orage! Allons, il faut prendre son parti.
la M. DE BOULANVILLE.
LEOiTARP, à Duhoussaje.
Je ne m'en plains pas, puisqu'il amène si bonne compagi^e dans mon auberge.
( Léonard et sa femme s* empressent auprès des deux voyageurs, Bertrand et Duhoussaje sont chacwi à Un coin du théâtre. Chacun pose son fouet et son chapeau sur une table ou sur une chaise^ et se débarrasse de son manteau^
MADAME téOlTARD.
Marianne, Marianne.
MARiAMir £, entrant en scène.
Me voilà, madame.
MADAME L^OICA&IN
£h ! vite un &got dans la cheminée de la chambre verte; ces deux messieurs causeront ensemble en se chauffant. {^A Bertrand^ Monsieur voudrait-il prendre quelque chose?
{Pendant le dialogue suUnmt, Bertrand et Duhaus-^ sajre n'entendent rien de ce que Vautre dit. Léoruuxi et sa femme vont de l'un h r autre ^ et témoignent leur surprise.
Bertrand, ai^ec humeur.
Rien. Parbleu! c'est un bien vilain homme que ce monsieur de Boulanville.
LÉONàRD.
C'est possible. Je ne le connais pas. II n'y a qu'un mois que je tiens cette auberge. *
BERTRAVD.
Vous ne le connaîtrez que trop tôt. C'est le propriétaire de ce beau château qui est au bout de cettç grande avenue.