ACTE II, SCENE XL
VICTORIWE.
C'est charmant.
MADAME DE MOIV^ÇLAIR.
C*est du goût de votre tuteur, '
VICTORINE
Je lui en ferai mon compliment. •'
• MADAME DE MOAtCLAIR.
C'esè une nouvelle galanterie de sa part.
victorine;
Pour qui?
' MADAME DE MOITTCLAIlR.
« ^h} ^ais ! pour vous, sa pupille, la maîtresse de la maison.
VICTORINE
Oh ! pour moi ?
MADAME DE MONTCLAIR
Il vous aime bien votre tuteur.
VICTOJMNE.
Il me traite comme une fîllé chérie, et je Taime comme un père.
MADAME DE MONTCLAIH, à pOTt.
Comme un père. Ce n'est pas là tout-à-fait ce qu'il voudrait. (Haut.) Est-ce que là vue de toutes ces jolies choses ne fait pas palpiter votre cœur ?
VICTORIITE.
Pardonnez-moi , madame.
MADAME DE MÔNTCLAIR, à pOTt.
Eh! mais mon Dieu! je n'ai jamais été si froide que cela.
viCTORiirE yfeuHletant le cahier de musique qui est sur le pupitre j et apercevant la romance.
Ah!
ao.
3o8 LE CAPITAINE BELRONDE.
MADAME DE .MOlfTGLAIR.
Quoi donc ?
VICTORIITE.
J'examine ces airs, cette musique. Elle est parfaitement choisie. '
MADAME DE MONTCLAIR
C'est encore du goût de votre tuteur.
vicTORiWE, remettant la romance survie pupitre. Je lui en ai bien de l'obligation.
MADAME Dl^ MONTCLAIR.'
Tout à riieure, ici même,. il me. parlait de vous.
VICTORtWE,
' Il s'en occupe sans cesse.
MADAME DE MGlfTCLAIR, il part.
Fort bien. {Haut.) Il me disait que son plus grand désir était d'assurer votre bonheur; qu'il ne serait content' que lorsqu'il vous aurait mariée à un homme aimable, empressé, complaisant, jaloux de vous plaire, et qui aurait pour vous tout l'attachement qu'il se sent lui-même.
VICTORINE
Oh! je sais apprécier sa tendresse. (^Aperceçant le dessin sur le cheiHilet). Ah ! .
MADAME DE mÔkTCLAIR.
Quoi donc encore?
viCTORiNE, cachant précipitamment le dessin sous
lés autres.
En vérité, on marche de surprise en surprise : ces . dessins....
MADAME DE MONTGLAIR.
Ils sont choisis par ce cher tuteur. Tenez, ma chère asseyons -nous et causons d'amitié.