‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 268 sur 399 · PAGES · texte numérisé non relu

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BBRIITGHEN.

Messieurs, le roi revient de la chasse.'

{Il sefaU un tf^ouvement parmi tous lès courtisans.

D'ïRtAirGS. ,

Le roi , messiei^rs , rangez-vous. ' ,

^AlTGEL.

Oui, sans doute, messieurs. (À-^^Erla/ige.) Ne vous placez donc pas devant moi.

{On entend battre aux champs; le roi entre, précède et suivi de ses officiers et de ses pages,)

LE ROI

Ventre-saint-gris! j'ai fait une bonne chaise. Je ne me suis jamais, si bien porté. Docteur , j'ai enyie de vous donner votre congé'; j'ai monté à cheval sans aide

36d UNE MATINÉÇ DE HENRI IV.

ni montoir. Mes oiseaux ont si bien volé, et mes lévriers t)nt si bien couru, qu'ils m'ont rapporté force perdreaux et trois grands levrauts. On a retrouvé le meilleur de mes autours, que je croyais perdu ; et , ceyqu'il y a de mieux, c'est que les affaires de mon royaume vont à merveille. On m'écrit de Provence que les brouilleries de Marseille sont entièrement terminées.^ Voilà un beau jour pour moi. Qu'on porte de mon gibier .à iareine. Attendez : il vient de me souvenir d'un homme avec qui je ne suis pas toujours d'accord , principalement quand il est question de ce qu'il appelle des babioles et d^s bagateHes. Envoyez-le ch^cher, et qu'on lui mène plutôt un de mes carosses , ou bien le vôtre. Je croîs que vous devinez celui dont je veux parler.

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