‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 280 sur 399 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

Le roi, SULLY, d'ERLANGE, Madabte DE CASTENET, FEUGÈRES, DU LAU- RENS.

DU LAtTREurs, ù Feugères.

Allons ) bon courage.

FEUGÈRES

Gel ! madame de Castenet et son oncle !

LE ROI

Bonjour, Feugères. (-^ (TErîdnge, après avoir considéré en souriant Fefigères et madame de Castenet. ) Baron d'Erlange , je ne saurais Blâmer le mariage que vous me proposez. Le marquis de Maignan me parait en effet un parti fort convenable pour madame de Castenet.

FEUGÈRES, à Du Lourens*

Eh bien !

DU LAURENS

Je n'y conçois rien.

36a UNE MâTQOŒ DE HENRI IV.

F£UGÈa£9, à Du Laurens.

C'est décidé : Je m^ battrai cootre Maîgnan.

LE Eoi, à Feugeres.

Feugères, je n'ai pas oublié les service» .de votre père. Sully a déjà remarqué les vôtres* Ce fut une cruelle nécessité pour nioi d'être obUgé de paraître ingrat envers quelques-uns de ines pieiUeurs serviteurs. Je vous rends le titre de baroy^ qii^ votre famille avait perdu sous mes prédécesseurs. Je vous fais capi« taine de mes Chevau-Lége/^. Vous apprendrez votre métier sous Crillon, le brave des braves. Sully me proposera pour votre^ mère une pension , et j'entends qu'elle soût proportionnée à la fortune à.iaqueUa vous êtes destiné ^i vous continuez de vous bien conduire.

FEUGÈRES

Ah! sire....

LE ROI, à SuUy, < Venez avec moi chez la l'eine, nion ami; que je vous fasse part devant elle de mes bpnnes nouvellâft Qu'on avertisse Villeroi , Silleri et Jeannin : avant mon dîiter j'aurai le temps de les en instruire. Soyez livreuse avec le jeune Maignan, madame. Demain, Feugères, vous me présenterez votre mère et votre sœur.

ÇLe roi sort avec Sul^.) n'ERLAiTGEy.à madame de Castenet,

Et vous dites que F^gèrf s vous fait la cour ? C'est un jeune liomni^ qui ira très-loin.

MADAME DE CASTEITET.

Il le mérite, mon oncle; mais il faut que j'accompagne le roi.

{Elle sort. )

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