‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 281 sur 399 · SCENE XIX · texte numérisé non relu

SCENE XIX

•SCÈNÏiXIX.

D'ERLANGE, DU LAURElfS, FEUGÉRES;

• COjDftTtSAKt.

FEUGÉRES.

Ah ! mon cher dootepr ^ quels Cf merciments ne vous dois«je pa^? Ma hçmne nièr^^ m^ içhèr? lour^ quelle sera Jeur joie!

OV X.AIFAEVS.

Mqh cher Feugi^r^ , que vous al)^ avoir d-aipi^ !

'D'jsRi«4irf^E, embrassant Feughres.

Parbleu! n^on ch^r Feugèrca,..*

UN CQUXTIftAir.

Que je vous embrasse.

d'erlàhob.

Personne ne prend pins de part....

UJf COURTISAN.

Je vmia |m Sonjoan aiiaé, escîmé. •

( T^ous ^^emprésient autour de Fçugeres et Poe* câblent d^èmbmssades. )

Messieurs, je suis sensible..., je sais apprécier....

DU LAURENS

Messieurs, ne l'étouffez pas.

FEUGERES, ui^ec dépU.

Ah ! madame de Castenet, vous consentez d'épouser

le marquis de Maignan^ c'est fort bien.... {Avecjoie^

Quel bonheur! quel avenir! je connais le roi, il n'en

restera pas là. Je ferai un chemin très-rapide. Capitaine

384 UN£ MA.TINÉE DE HENRI ly.

à vingt-deux ans , je serai colonel à trente. Que sais-je ensuite ? ( ^ Du Laurens qui s* est approche et qui lui tdte le poux.) £h bien ! qu'^t-ce que vous faites donc, docteur? . . ^ ^

DU LAUR£NS

J'en étais sûr ; il y a un acc^. ^

FEUOÈRES.

De quoi?

DU LAUREirS.

Pe cette fièvre que donne le. bonheur , et qui absorbe tous les autres sentiments. ^

FEUGÈRES

Qui ? moi ? Vous vous trompe!: Je ne m'oublie pas. Mes sentiments sont toujours les mêmes. Ke me fiïites pas l'injure de croite que- je sois moins votrç ami; au contraire. Je sens ce que vous avez fait pour, moi, et, si je suis flatté de ce qui m'arrive, c'est sur-tout par l'espoir de servir dignement mon prince et mon pays.

DU LAUREKS.

Oui, on accepte des. places par zèle pour l'état, par attachepnent pour le roi. C'est comme moi qui ae songe qu'à la gloire de mon art; mais qui ne suis pas fiché d'être premier médecin de Sa Majesté.

d'erlange.

Je le crois bien ; je ne suis pas démonstratif; vous le savez; mais vous me voyez transporté... {Montrant madame de Castenet qui entre.) Et voici ma nièce qui se joint à moi....

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