‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 289 sur 399 · SCÈNE. XXIV · texte numérisé non relu

SCÈNE. XXIV

pour le service de votre majesle. Quaht à moi, j'ai été si étourdi 4e vos bontés que je tremble d'en avoir perdu la raison. ,

LE RQli

{En souriant.) Voys IVouez. Je confirme toutes les grâces que je vous ai accordées. ( Reprenant^ un ton plus grave.) Madame de Castenet, la reine m'a parlé de vous avec le plus vif intérêt. Vous êtes de toutes ses dames ^elle dont elle prise le plus l'attachement. Tai à récompenser ei) vous les services de votre mari et de votre famille^ Je vous donne le titi*e de comtesse , et je nomme d'avance le mari que vous choisirez avec mon agrément, au premier gouvernement qui vaquera.

d'erlangë.

Ah! ah!

LE ROI

Or çà, maintenant que voilà votre fortune supérieure à ceUe de Feugères, n'allez pas faire la dédaigneuse avec lui; car, en conscience, je ne peux pas encore le faire colonel.

MADA^IE DE CASTENET.

Te n'attendrai pas qA'il lesoit, sire; qui sait ce qui pourrait arriver?

vous me pardonner?

1 LE ROI

Oui; elle vous pardonne; quant à moi, grand-maître, rie serait-ce pas trop exiger d'un homme , que de vouloir qu'il reçut une faveur sans un peu "de transport au cerveau ! Nul n'est si grand saint qu'il ne pèche.

SULLY

J'adore Dieu , sire ! Quel cœur pourrait vous résister?

LE ROI

Eh ! mon ami , il faut être aussi indulgent pour les faiblesses' que sévère pour les vices.

DU LAURElfS.

Vous êtes un bieii meilleur médecin qne moi, sire.

D'EHLklTGB.

Ma nièce comtesse! Son niari gouverneur! Sire, je suis franc et j'oserai le dire à votre majesté : elle artrop de vertus.

LE ROI

Trêve à tous vos remercîmehts. SérVe2-moi bien , et vous me trouverez toujours.

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