MADAME DE CASTE9ST
Àh ! mon Dieu ! le roi est en colère.
d'erlange.
Tant mieux, je laisse de côté notre injure personnelle, sire; certainement, nous ne pouvons être humiliés des mépri» de monsieur de Feugères ; ce qui me touche, o'est..., tranchons le mot, son espèce d'ingra-
«ktude envers votre maje^é. Regarder comme une dette e qui n'est qu'un bienfût!
MADAME de' CASTEVET.
Vous allez trop loin, 'mon 'oncle.
d'xrlaitge.
C'est possible, ma mièce, mais c'est le zèle....
SULLT.
Zèle de cour qui exagère le mal, et diminue le bien. . .
Lx moi.
Oh ! je le punirai.
MADAME DX GASTBITST.
Sire, monsieur de Feugères a parlé de voire majesté
39a UNE MATINÉE DE HENRI IV.
dans les termes de la plus vive et de la plus sincère reconnaissance. II est jeune , il est ambitieux; mais son cœur>est bon. Il est le soutien de. sa mère, de sa sœur. Ses torts envers moi ne doivent pas faire oublier au roi sa bravoure, ses services, les services de son père. Est- il plus coupable de me dédaigner à présent, que je ne Tétais de le dédaigner avant qu'il fut en faveur ?
Il est fort généreux à vous de l'excuser, madame, mais moi...
MADAME DE GASTENET*
Moi, sire, je ne l'excuse pas; car je dois l'avouer à votre majesté, je l'aimais. A présent, je le déteste; mais ne le punissez pas.
LE ROI , eu souriant à Sully.
Qu'en dites -vous, grand -maître? Voilà une jeune femme bien éprise.