‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 296 sur 399 · ACTE I, SCiÈNE m · texte numérisé non relu

ACTE I, SCiÈNE m

SAlKT-PHARj

Toi ! {A pan.) Voilà de mes étourderies ordinaires I

' MOWTGRAVIBR.

II y avait long-temps que je sollicitais monsieur de Vangla^de venir visiter ma demeure.

MADAME MOWTGRA.Vr^.

Il a enfin accepté pour aujourd'hui,

MOWTGRAVlE#. .'

Et avec une grâce , une bonté ! Il a voulu choisir lui -même les convives : il se fait un plâUir de se retro^ver chez moi avec ses anciens amis , les amis de sa jeunesse. II regrettait que tu, n'en fusses pas.

SAINT-PHAR

> Vraiment?

MONtGRAVIER.

Oui. Te voilà, et la réunion sera complète.

SAiNT-PHAR, à part.

S'il est resté mon ami, j'ai peut-être biep fait. (Haut.) Comme tu dis , j'arrive à merveille. , ***

MONTGRAVIER.

Nous aurons le brave DeHière; rhonnêté'Milcour, l'aimable madapie Gerliânce^ que Vanglas a manqué d'épouser ; le bon Villeneuve !

SAiNT-PHAR, virement.

Ah ! mofa cher Villeneuve ! ^ >

CLEMEJCrCE.

Son fils, monsieur Eugène, vient-il avec lui?

MONTGRAVIER..

Non ; il est à sa garnison.

MADAME MONTGRAVlEJa.

Vous connaissez son fils ?

4ia L£S ANCIENS AMIS.

CLiHEWCE*

A sôa Ktoor dTAlfemagM îi ea wnii Toir mon {>ere.

s A.ij!fT'vaAJi y à pari.

AttendoDfi Villeneuve.

MOITTGEAVlÉm. «

Monsieur de Yanglas m'a bien promis qu'il serait ici avant neuf heures*

Je cours achever ma toilette. Il >faut songer à la vôtre, ma petî|:e cousine. Il est bien flatteur de recevoir ces grands personnages; mais oÀ a une telle cramte de manquer à 'quelque chose de ce qui leût* est dû.

MOWTGRAVIER.

Allons donc, madame Montgravier , un peu de confiance en vous-même. Songez que je vais demander à Yanglas la permissioh de vous présenter dès demain à sa femme. C'est une demoiselle de très-grande qua- Kté; elle g été élevée à Saïnt-Cyr. Vous irez avec madame Montgravier, ma chère cousine. La maison de Vaifglas est le rendez-vous de tou»" les plaisirs. *

•MADAME MONTGRAVIER.

Ah! oui, tous les jours, de^ fêtes, des bals, des coBcertB* Cas'gfsns-Ià sont bienheureux:, ikne songent qu'à s'amuser. ' •

. MaKTGEAVIER.

Tout le monde s'amuse , dans ce bon temps de la régence. * •

MABAlftE MOffTGRAVIER.

Venez , venez , ma chère enfant

CLEMEITGE.

Ah ! mon père , que je vous sais gré de. m'avoir amenée à Paris!

(Elle sort Ui^ec madame Montgrai^ier.)

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