ACTE I, SCiÈNE m
SAlKT-PHARj
Toi ! {A pan.) Voilà de mes étourderies ordinaires I
' MOWTGRAVIBR.
II y avait long-temps que je sollicitais monsieur de Vangla^de venir visiter ma demeure.
MADAME MOWTGRA.Vr^.
Il a enfin accepté pour aujourd'hui,
MOWTGRAVlE#. .'
Et avec une grâce , une bonté ! Il a voulu choisir lui -même les convives : il se fait un plâUir de se retro^ver chez moi avec ses anciens amis , les amis de sa jeunesse. II regrettait que tu, n'en fusses pas.
SAINT-PHAR
> Vraiment?
MONtGRAVIER.
Oui. Te voilà, et la réunion sera complète.
SAiNT-PHAR, à part.
S'il est resté mon ami, j'ai peut-être biep fait. (Haut.) Comme tu dis , j'arrive à merveille. , ***
MONTGRAVIER.
Nous aurons le brave DeHière; rhonnêté'Milcour, l'aimable madapie Gerliânce^ que Vanglas a manqué d'épouser ; le bon Villeneuve !
SAiNT-PHAR, virement.
Ah ! mofa cher Villeneuve ! ^ >
CLEMEJCrCE.
Son fils, monsieur Eugène, vient-il avec lui?
MONTGRAVIER..
Non ; il est à sa garnison.
MADAME MONTGRAVlEJa.
Vous connaissez son fils ?
4ia L£S ANCIENS AMIS.
CLiHEWCE*
A sôa Ktoor dTAlfemagM îi ea wnii Toir mon {>ere.
s A.ij!fT'vaAJi y à pari.
AttendoDfi Villeneuve.
MOITTGEAVlÉm. «
Monsieur de Yanglas m'a bien promis qu'il serait ici avant neuf heures*
Je cours achever ma toilette. Il >faut songer à la vôtre, ma petî|:e cousine. Il est bien flatteur de recevoir ces grands personnages; mais oÀ a une telle cramte de manquer à 'quelque chose de ce qui leût* est dû.
MOWTGRAVIER.
Allons donc, madame Montgravier , un peu de confiance en vous-même. Songez que je vais demander à Yanglas la permissioh de vous présenter dès demain à sa femme. C'est une demoiselle de très-grande qua- Kté; elle g été élevée à Saïnt-Cyr. Vous irez avec madame Montgravier, ma chère cousine. La maison de Vaifglas est le rendez-vous de tou»" les plaisirs. *
•MADAME MONTGRAVIER.
Ah! oui, tous les jours, de^ fêtes, des bals, des coBcertB* Cas'gfsns-Ià sont bienheureux:, ikne songent qu'à s'amuser. ' •
. MaKTGEAVIER.
Tout le monde s'amuse , dans ce bon temps de la régence. * •
MABAlftE MOffTGRAVIER.
Venez , venez , ma chère enfant
CLEMEITGE.
Ah ! mon père , que je vous sais gré de. m'avoir amenée à Paris!
(Elle sort Ui^ec madame Montgrai^ier.)
ACTÇ; I, SCENE ly. /|i3