Tome FIL ' a
4i« LES ANCIENS AMIS.
dont il ait besoin ? Avez^voas im« joli^ femme qui s'intéresse à vous ? Oh ! alors vous êtes sûr éa succès. Mais n'avez -vous qiie vos talents,, la justice «et votre bon droit ? oh ! ma foi , votre afEûre est bien aventurée. Esclave empressé du ministre^» allant même au^«là de ses prdres pour mieux faire sa cour , fier et sans pftié avec tous les autres , toujours impertinent , même quand il vëot faire le bon homme, il saci^fieraît à lui-^ême, à lui seul ; ses amis, sa £^mille , s^ feiAme qu'il ne rend pas très-heureuse, m'a-t*on dit, quoiqu'il fasse je sensible devant le monde.
SAINT-PHAR
Mais cependant ce souper d'aujourd'hui bii il ne^ veut être entouré que de vrais amis....
DERViiRf.
C'est un caprice qui lui prend pour la première fois, depuis qu'il est en place. Puisqu'il était si curieux, de nous réunir, n'était- il pas plus convenable de nous inviter chez lui que de nous faire venir diez un autre? Montgravier vous en aura parlé tout autrement; Aîont- Çraviei^ est tout fier de le recevoir, et puis, Yanglas s'en est servi pour des affaires d'agiotage ; c'est une rage depuis ce système de LaV. Vous me demanderez pourquoi, pensant de la sorte, je viens sojuper ici. Ma foi, mon cher, ce Yanglas dispose de son ministre, le ministre dispose du régent-, je crains de lui rompre en visière. Cela me coâte à moi , l'ennemi déclaré de la brigue et de la flatterie , et toujours libre et indépendant dans mes discours.
SAIHT-PHAR.
Vous m'étonnez; quoi? Yanglas....
DERVIÈRE.
Olr! j'ai peut-être été un peu trop loin : ii y a sans