ACTE II, SCENE IIL
BOUtAVVILIi£.
£h ! ,inais vraiment , cette fille aérait ma cousine , ma cousine germaine. Avec de^i dispenses je pourrais l'épouser.
MADAME X.ÉOirARn.
Mais âte»^ous libra? On nous a parlé d'une femme...
BOULAiryfLLC.
D'une femme ! Je suis garçon.
MADAME LIÉOITARD.
Je le sais; mais n'avez -vous pas des engagements avec une veuve ^ une parente?
BOULANVILLE.
Je vois ce que vous voulez dire. Oui , une parente plus éloignée, qui m'aime, et à laquelle je pourrai bien songer , si je m^ th'ouve pas mieux. Bonne femme , sans doute; mais qu'elle est loin d'avoir les qualitiés ' que je voudrais trouver dans la personne que j'épou^ serai!
HEITRIETTE.
Et quelles sont les qualités que Monsieur désirerait rencontrer dans sa femme ?
BOULAirVILLE.
Mademoiselle , si i'avais le bonheur de plaire à ua« femme qui vous ressemblât....
HENRIETTE
LaisscHis les complipients.
BOVLAtrVILLE.
Eh bien! madeoaoiseUe , je voudrais d'abord.... une dot, une belle dot; c'est tout simple. J'ai par oioîtaême uns fort jolie fortune. En me manant, je serais bien aise de m'aivondir. C'est ce que je trcferrerais aTec SM oowine, si soon onde s'esl enricki. Je ne se-
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rais pas (^ché de rencontrer de la jeunesse , quelque beauté; or, ma cousine, si j'en ai une, doit encore être fort jeune ; mais ce que j'exigerais sur-tout , c'est un bon caractère. Qu'est - ce qu'il nous faut à nous autres qui restons dans nos terres? Une femme qui nous laisse vivre à noire fantaisie , et que nous laissions vivre à la sienne; la plus grande liberté, pas trop d'amour, pas trop de jalousie; en uû mot, une ménagère qui nous donne des enfants, pour né pas laisser éteindre notre maison ; qui fasse les honneurs de notre table, quand nous recevons; qui veille sur nos gens , tandis que nous allons chasser ou faire des visites dans les environs, et que nous soyons sûrs de trouver toujours de bonne humeur à notre retour.
HEITRIETTE.
U y a beaucoup ^e femmes qui ne trouveraient pas cette manière de vivre fort agréable.
DORICOUR.
Mais il y en a beaucoup d'autres qui s'en accommo* feraient.
BOULA.irVILL£.
N'est - ce pas ? Or , comme j'espère que ma cousine est du nombre....
noRicpuR.
Au surplus , monsieur , je ne peux rien vous dire de positif sur ce sujet; mais nous y reviendrons.
BOnLAirVJLI.E.
Oui, certainement, monsieur, nous y reviendrons; VOUS me donnerez des renseignements;, j'en prendrai de mon coté ; nous écrirons ; maia je ne m'aperçois pas que je prolonge ma visite, etijue je laisse passer l'heure de la pèche. Croyez , monsieur , que je suis en-