ACTE I, SCÈNE XI
' MADAME GERVAirCE.
Il n'est pas encore arrivé ?
MONTGRAVIER.
Pas encore.
MADAME GERNAirCE.
Je craignais d'être en retard. Me reconnaîtra -t- il? Je n'oserai jamais lui parler. *
•MONTGRAYIER.
Je vous présenterai. , . * .
itABAME* éERNANCE.
Que j'ai eu tort dans le temps de rejeter ses vœux! Je ne serais pas ^euve.
XA PIERRE , prenant tout bas le nom des personnes h mesure qu* elles arrivent et annonçant.
Monsieur et madame Drouville, monsieur Derlange et monsieur Duhoussaye. * , .
Ah ! que de monde !• me voilà toute honteuse. sAiKT-PHAR, à Villeneuve.
Eh! mais, je crains
viLLEW'EtJVE, à 5fw>i/-i'Aar.
Tous bonnes gens trop occupés de leurs affaires pour songer aux tiennes. -
LA piERBE, annonçant.
Monsieur Yerpillac ^ monsieur i'échevin Delonçe , monsieur le conseiller Desnoyers.
MONTGRAVIER.
^ous voilà tous.
MADAME MOUTGRAVIER.
.n ne manque plus que lui. Asseyez -vous donc, mesdames. ^
{Les damés s* asseyent y les hommes restent debout^
43o LES ANCIENS AMIS-
MowTôRAViER , proniencuit ses regards (wec complaisance sur la société.
Mes amis, mes 'bons atnis^ qu'il est doux pour moi que ma maison soit le rendez - vous d'une aussi tou chante réunioni!
• HflLCOUR.
Savez- vous que c'est un beau trait Ae 4a part de monsieur de Vanglas ?
Au seip de la prospérité se souVenir de ses anciens amis! ' •
. MONTGRAVISR^
C'est rare-
BERVIÈRE.
Oh ! le bonheur ne lui a ni tourné la tête ni desséché le cœur.
MILCOUR^
Eh ! nous Pavons vu dans un état bien médiocre.
CLEMENCE, bas' à ScUnt'Phar.
C'est donc ùti homme bien admirable que ce mon«*sieur de Vanglas, attendu avec tant d'impatience?*
MaiTTGRAVIER.
C'est l'amitié qui Tamène.
. . ' bERViÈRE.
C'est l'amitié qui nous rassemble.
VIIiLEWEUVE.
Oh ! oui , l'amitié ; mais n'y entrerait*il pas aussi de notre part un peu d'intérêt , et de la sienae un peu de
vanité ?
MONTCRAYIER,.
Lui, venir chez moi par vanité!