‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 311 sur 399 · ACTE I, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XI

' MADAME GERVAirCE.

Il n'est pas encore arrivé ?

MONTGRAVIER.

Pas encore.

MADAME GERNAirCE.

Je craignais d'être en retard. Me reconnaîtra -t- il? Je n'oserai jamais lui parler. *

•MONTGRAYIER.

Je vous présenterai. , . * .

itABAME* éERNANCE.

Que j'ai eu tort dans le temps de rejeter ses vœux! Je ne serais pas ^euve.

XA PIERRE , prenant tout bas le nom des personnes h mesure qu* elles arrivent et annonçant.

Monsieur et madame Drouville, monsieur Derlange et monsieur Duhoussaye. * , .

Ah ! que de monde !• me voilà toute honteuse. sAiKT-PHAR, à Villeneuve.

Eh! mais, je crains

viLLEW'EtJVE, à 5fw>i/-i'Aar.

Tous bonnes gens trop occupés de leurs affaires pour songer aux tiennes. -

LA piERBE, annonçant.

Monsieur Yerpillac ^ monsieur i'échevin Delonçe , monsieur le conseiller Desnoyers.

MONTGRAVIER.

^ous voilà tous.

MADAME MOUTGRAVIER.

.n ne manque plus que lui. Asseyez -vous donc, mesdames. ^

{Les damés s* asseyent y les hommes restent debout^

43o LES ANCIENS AMIS-

MowTôRAViER , proniencuit ses regards (wec complaisance sur la société.

Mes amis, mes 'bons atnis^ qu'il est doux pour moi que ma maison soit le rendez - vous d'une aussi tou chante réunioni!

• HflLCOUR.

Savez- vous que c'est un beau trait Ae 4a part de monsieur de Vanglas ?

Au seip de la prospérité se souVenir de ses anciens amis! ' •

. MONTGRAVISR^

C'est rare-

BERVIÈRE.

Oh ! le bonheur ne lui a ni tourné la tête ni desséché le cœur.

MILCOUR^

Eh ! nous Pavons vu dans un état bien médiocre.

CLEMENCE, bas' à ScUnt'Phar.

C'est donc ùti homme bien admirable que ce mon«*sieur de Vanglas, attendu avec tant d'impatience?*

MaiTTGRAVIER.

C'est l'amitié qui Tamène.

. . ' bERViÈRE.

C'est l'amitié qui nous rassemble.

VIIiLEWEUVE.

Oh ! oui , l'amitié ; mais n'y entrerait*il pas aussi de notre part un peu d'intérêt , et de la sienae un peu de

vanité ?

MONTCRAYIER,.

Lui, venir chez moi par vanité!

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