‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 316 sur 399 · ACTE ï, SCÈNE XIL · texte numérisé non relu

ACTE ï, SCÈNE XIL

viLLENKUVB, à Scùnt-Phor.

Est-ce Famitié ou la Tanité qui l'amène ?

YANGtAS, à ViUeneui^e vivemeru.

C'est vous , mon cher Villeneuve ? vous là'avez disgracié; depuis que je suis en faveur, je ne vous! vois plus: {^Aperces^cmt Saint-Pkar^ Eh* ! vous voilà aussi , mon cher ^aînt-Phar ; vous êtes à Paris? Demandez à * Montgravier combien je .vous aurais regretté. Toujours

commandant?

HOITTaRAVIER.

Toujours.

^AiiTT-PHAR, a part. Il ne sait ri^n.

MONTGRAVKBH.

Il est venu pour &ire voir Paris à sa fille que j'ai l'honaeur de vous présenter. Elle loge chez moi avec son père; c'est ma parente.

▼Air'GLAS, saluant Clémence et prenant la main de

SàirU'Phar.

Mademoiselle, tnonsieur votre: père est un des hommes que j'aime , et que j'estime le plus^!.

CLÉMENCE, saluant.

Monsieur. .A

VILLENEUVE, à Soint-Phor.

La vanité 'Cesse ; l'amitié commence.

SAINT-£HAR

Je reconnais avec joie que vous n'avez rien perdu de vos bons sfentiments d'autrefois.

y AN G LAS, a^^ec sensibilité.

Avec quelle émotion je me rappelle notre ancienne liaison! Ah! pourquoi ne pouvons-nous plus reprendre ces longs et chers entretiens où nous nous racontions

avec tant d'abandon nos plaisirs, nos chagrins, nos projets. [Açec fatuité^ En vérité , si l'on n'était consolé , encouragé , soutenu daQS nos hautes fonctions par la certitude qu'on mérite la confiaiice dont on est honoré... De faibles talents , un grand zèle m'ont vs^u la faveur et* l'appui du ministre; fen suis flatté s^ns doute, mais les affaires m'épuisent , m'excèdent....*

viLï*EirEtiVE, a Saint'Phar. * La vanité revient. - .

YAKGLAS.

Savez-vous, madame Montgravier, que ma femme voulait venir avec moi ? Oui, si elle n'avait été un peu indisposée....

MONTGRAVIER. '

C'est à madame Montgravier à la prévenir.

MiLCOUR, tirant uh papier de sapoch^k Puisque vous m'avez si bien reconnu , j'aurais une petite requête à vous présenter.

DERYIÈRE.

Et moi, je voudrais vous demander...,

• viLLEifEUVE, à Montgravier.

^h bien ! est-ce l'amitié ou l'intérêt qui les a fait venir ?

VAirOLÀS.

Ah! mes amis, de grâce, employons mieux ies moments que nous avons à passer ensemble., Je suis tout entier au bonheur de vous revoir. Laissez*moi le goûter sîvps me parler d'affaires.

MONTGRAVIER.

£n effet, quelle indiscrétion!

yÀnglas.

Ecoutez^ A dater de demain, présentez- vous chez

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