ACTE ï, SCÈNE XIL
viLLENKUVB, à Scùnt-Phor.
Est-ce Famitié ou la Tanité qui l'amène ?
YANGtAS, à ViUeneui^e vivemeru.
C'est vous , mon cher Villeneuve ? vous là'avez disgracié; depuis que je suis en faveur, je ne vous! vois plus: {^Aperces^cmt Saint-Pkar^ Eh* ! vous voilà aussi , mon cher ^aînt-Phar ; vous êtes à Paris? Demandez à * Montgravier combien je .vous aurais regretté. Toujours
commandant?
HOITTaRAVIER.
Toujours.
^AiiTT-PHAR, a part. Il ne sait ri^n.
MONTGRAVKBH.
Il est venu pour &ire voir Paris à sa fille que j'ai l'honaeur de vous présenter. Elle loge chez moi avec son père; c'est ma parente.
▼Air'GLAS, saluant Clémence et prenant la main de
SàirU'Phar.
Mademoiselle, tnonsieur votre: père est un des hommes que j'aime , et que j'estime le plus^!.
CLÉMENCE, saluant.
Monsieur. .A
VILLENEUVE, à Soint-Phor.
La vanité 'Cesse ; l'amitié commence.
SAINT-£HAR
Je reconnais avec joie que vous n'avez rien perdu de vos bons sfentiments d'autrefois.
y AN G LAS, a^^ec sensibilité.
Avec quelle émotion je me rappelle notre ancienne liaison! Ah! pourquoi ne pouvons-nous plus reprendre ces longs et chers entretiens où nous nous racontions
avec tant d'abandon nos plaisirs, nos chagrins, nos projets. [Açec fatuité^ En vérité , si l'on n'était consolé , encouragé , soutenu daQS nos hautes fonctions par la certitude qu'on mérite la confiaiice dont on est honoré... De faibles talents , un grand zèle m'ont vs^u la faveur et* l'appui du ministre; fen suis flatté s^ns doute, mais les affaires m'épuisent , m'excèdent....*
viLï*EirEtiVE, a Saint'Phar. * La vanité revient. - .
YAKGLAS.
Savez-vous, madame Montgravier, que ma femme voulait venir avec moi ? Oui, si elle n'avait été un peu indisposée....
MONTGRAVIER. '
C'est à madame Montgravier à la prévenir.
MiLCOUR, tirant uh papier de sapoch^k Puisque vous m'avez si bien reconnu , j'aurais une petite requête à vous présenter.
DERYIÈRE.
Et moi, je voudrais vous demander...,
• viLLEifEUVE, à Montgravier.
^h bien ! est-ce l'amitié ou l'intérêt qui les a fait venir ?
VAirOLÀS.
Ah! mes amis, de grâce, employons mieux ies moments que nous avons à passer ensemble., Je suis tout entier au bonheur de vous revoir. Laissez*moi le goûter sîvps me parler d'affaires.
MONTGRAVIER.
£n effet, quelle indiscrétion!
yÀnglas.
Ecoutez^ A dater de demain, présentez- vous chez