VA5GLAS
Que devenez -vous donc , monsieur Durand? Je ne vous ai pas encore vu de la matinée.
DURAND
J'attendais «jue monsieur le duc eût «juitté mon- . sieur.
VAlfGLAS. ,
Vous attendiez ^ vous attendiez... Eh bien ! «ju'avonsnous à faire ce matin?
(il prend un fauteuil et s'assied.)
DURAND
Voici des lettres.
VANGLAS.
Bon. Je signerai. tout-à-l'heure.
DURAND. . -
Monsieur Montgravier doit revenir chercher la commission pour cet entrepôt que vous faites avoir à un
7Vm# m. î*9
45o LES ANCIENS AMIS.
de ses protégés. Elfe est, je crois^ daito un de ces pa* quels. I
> {Il présente des leêtr^eacheiéès.)
• VAITGLAS.
Voyezydécachetez.*.. Cher Montgrévier! son Éouper d'hier était fort jjoU. Sa femme se donnait une peine pMlr .quç je fusse content ! c'était fort bien. Tai rraiment été touché du zèle de ces bonnes gens... £h bien! monsieur Durand, CM9 commission?
noRAND., après açoir décacheté, parcouru etposéplur
sieurs lettres^sur la table.
La viûlà.
Laissez-la sur cette ^le.... Et puis, j'étais entouré d'anciens amis. A chaque instant, il nous survenait quelque souvenir. J'étais heureux, je les voyais heureux et je leur portais envie, {ji Durand.) Savez- vous qu'hier j'ai été dompris dans une distribution di'indemnités? Leduc de Cresny vient de me le confirmer. (SouriarU d^un air mécontent. ) Certes, c'est très-flçitteur, et je suifi très - reconnaissant de ce qu'on veut^ bien faire pour moi ; n^ais peut-être mon dénouement et mon travail méritaient - ils une distinction particuUère..,. En vérité , il y a dés moments oîi je serais tenté de tout
abandonner.
nÛ&'AND.
Qui ? vous , monsiem^ quitter ! Ah ! vous êtes trop nécessaire au ministre. »
JVAKGLAS.
Nécessaire! vous voyez bien^e 'non, piîisqu^l me confond avec tout le monde.
DUBAirD.
Vous êtes trop -dévoué au bien de l'État.