‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 331 sur 399 · ACTE^I, SCÈNE VIIL 45i · texte numérisé non relu

ACTE^I, SCÈNE VIIL 45i

Ah ! oui y le bien de TÉtat ! on se sert de ce grand mot pour couvrir son ambition personnelle ; mais moi.... Vous ne me 43onnai3sez p)sis , Durand ;* croyezvous que je tienne à Jtout cet éclot^fjui m'environne ? Ëh! mon dieu! une vie obscure^ une paisible médiocrité... Je serai» plus heureux.... et plus ridie \ car enfin je me trouve forcé par mon rang à des d^enses... Et que suis-je encore ? Rien ^e Ilioahne de coilfianoe dej'abbé Dubois qui n'est pas encore premier ministre; je n'ai aucun titre, et comme .'ils jugent appajremment qu'ils peuvent se j)asser de moi.... Après ?

DURANB.

Voilà un billet d'un monsieur' Villeneuve qui doit aussi .revenir et qui m'a laissé les titres d'une veuve pour laquelle il sollicite une pension.

VAiTGLAS, prenant viyemem lei papiers et les

examinant.

Villeneiive ! Je veux tout faire pour lui, je tiens beaucoup à ce qu'il ait bonne opinion de moi. ( Parcourant les papiers. ) Je n'ai pas besoin d'examiner les titres. Écrivez, écrivez bien vite au secrétaire ,(l'état de la guerre une lettre pressante ppur la veuve.... ^Cherchant le riom sur les papiers i^ Duplessis. Sa demande est de toute justice. {Remettant les papiers sur la tablè.yHhs que monsieur Villeneuve paraîtra, qu'on ne le fas'se pas attendre. Je le reconnais là; toujours occupé des autres. Lui et Saint-Phar, voilà ceux de mes anciens amis que j'estimp le plus. J'espère que j'aurai encore assez de crédit; et.... Vous avi^z écrit? Je signe. {lise lève et tout en sigrumt.) Quelles sont les autres lettres ? {Apres avoir signe et se rasseyant?) Et

45a L£S ANCI£NS>MIS.

ma femme qui me prépare «me fête ! C'est bien le moment, qua^d on m'ai^ireuve de d^oûts.

DUR Aif :d^ ayant décacheté tam lettre. \ Le ministre attend monsieur à dîner aujourd'hui.

•* • .VAlrGLA.S. ' ' ■ *■

. Plaît-il ? Le cardinal i {Prenant là lettre.) Donnez. Ah! il s'en avise: à la bonne heure.... Et son billet est écrit du style le plus amical.... H a un nouveau travail à ime confier : il veut lui-même m'annoncer une nouvelle faveur.... If ons verrons: Vous* avez raison, Durand^ on se doit à son pays;' et. quand les dépositaires de l'autorité réclament vos talents et vos services, on ne peut se dispenser.... J'irai.

* DURAND, â;/?<ir/.

A^ieu les projets de retraité. -^

VAN^LÀs, souriant (fun air fatisfait.

Voilà une circonstance qui favorise les petits desseins de ma femme; n'^^t-ce pais , monsieur Durand?

DUEAND.

I *G>ijamettt, monsieur?

^ VAITGLAS.

£h! oui; j^endant mon absence on pourra s'occuper des préparatifs de ma fête ;» allons , je ne veux rien savoir, je ne dois. rien sa^ir. Poursuivons. Vous avez écrit pour ce commis qu'on veut révoquer , pour cette danseuie qui veut entrer à l'opéra, et pour cet auteur qui veut être de l'académie?

. DURAND, en montrant les lettres a signer. Monsieur peut voir»

VANGLAS.

Elle est vive et piquante , cette petite danseuse. Je

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