SCÈNE iX
VANGLAS, DURAND, MAD/kHsVANGLAS.
MADAME y ktaoïaks^ en négligé:
ponjour , monsieur. >
V A N G L A S',' cpntinùant de signer ses lettres. C'est vous , madame ?
MADAME YAJXGhJLSy ^as à'Durand.
Eh bien ! monsieur Durand ?
DHaA^if D, àas à madame ffanjgias.
. Monsieur m'a retenu.
.. MAVXU^ ykJfàhàL^jde même.
Et l'illumination , le fep d'artifice ? Quel temps prendrons-nous ?
^ DfjRAvn, de/néme.
Il va dîner chez le ministre. ^
MADAME VA]iGL4s,*i& même.
Nous aurons la musique des mous<{uetaires.
DURAND, db même.
Je n'ai plua cpi'à transcrire mes couplets.
MADAME VANGLAS, à pOrt.
Quelle joUe fête ! -
YAHGLAS.
Qu'avez«vous donc de si important à dire à monsieur Durand , madame ? {{Bas à sa femme en souriant^ Si je m'avisais de m'inquiéter sans sujet , comme quelque-
fois cela- vous arrive avec mot?,*: (^HtzuL) Monsieur Durand, expédiez bien vite toutes ces lettres et ne vous éloignez pas : si j*ai un moment , je continuerai de vous dicter ce mémoire sur les finances et le nouveau système. { Durand sort. )
' " SCÈNE X. * . -
' VANGLAS, Madame VANGLAS.
vAnGL>s. ; Félicitez -moi, madame; je craignais que son épiinence n'eût quelques préventions fàchelises contre moi ; mais voilà un billet^ une incitation; je n'aijsmijds été plus avant dan; ses bonnes grâces !
MADAME VANGLAS, en sôunont.
Je vous en fçlicite de tout mon cœur ! Ce matin vou» m'aviez alarmée ; il semblait , à vous entendre , que nous a'avions plus qu'à noiis retirer. Ceuljeté atfiréux : je serais très à phdndre s'il me fallait changer la vie que nous menons à Paris. De la fortune, de la considération ^ de miles places, cela me rend heureuse 9 et le bonheur mç sied }» bien I Oui , j'avoue ingénument que, les bals^ les spectacles j les assemblées, la toilette, oh ! la toillette sur^tout , <int .pour moi un attrait qui ne finira pas encore de sitôt. Cela viendra; quand je serai mère de famille, peut-être serai-je plus raisonnable.
VANGLAS.
*£h bien! voyez le bel avenir qui s'ouvre devant nous. Jusqu'ici , c'eût été jme folie de. ne point borner notre ambition ; matç aujourd'hui , avec . l^ppui du ministre et le besoin réel qu'il^^a de inoi , qui ^eut pré-
AÇIE II, SCÈNE x: 45p
voir oii je parviendrai? Je vous aj^nonce* une vîaîte pour laotôt^ madame Montgrai^er ; je. kiî aï promis hier que voua ia recevriez aujourd'hui* EUe doit venir avec la, fille, de Saint-Phar*
Vous allez me lier avec tous vos bèjirgeois;.... mais qu'est-ce que je dis?... Il* me revient de temps en temps des accès de fierlié qui il'oq£ pa^ le^seni commun. C'est la femme d'un de vos amis ; je serai charmée de la voir.
VAirOLAS. .^ - .
Ah! je vous en p](ie,t madame, i^énagez madame Montgraviçrjsou maiiri e$t un homqne qui m'eatibrt Utile* •
BCADAME V4^NGLA6»
Oh! vous ne ypyez.q],ie le côté utilç des gew 9.1901, je veux quHl^ soient apnables; et votre mansw^ IHOiitgravier sera3£ un homme détestable , s'il n'était tant soit peu ridicule» Je ne me mêle point d'affaires ; )e ne veux pas m'en mêlçr^ cç n'est pas le rôle d'une femme. Je ne me suisjamais avisée de vous rien, demander , 91 ce n'est pour le petit Désormeaux', ce jeun^ avocat si honnête, qu'à' ma recomn^andation vous avez fait nommer subdélégué à Cosne^ et qui, par ce moyen, a épousé l'aimable .Cécile , vo|re filleule , dont if était si ' amoureux.
VANO^iAS..'
Doux souvenir ! Elle a été pure , cette action !
HADAHE VAITGLAS.
Cette bonne petite madame Désormeaux m'a écrit qu'ils allaient faire incessamment le voyage de' Paris. S'il se présentait quelque autre afihir^ semblable, je vous en préviens, monsieur de Vanglas', je deviendrais auprès de vous une ardente solliciteuse; mais pour
d'autres, jamais. Je vous quitte. {^ part.) Une excellente idée ifui me vient! U faut» que j'invite à' la fête toutes les personnes qui ont soupe hier avec lui ; il est un peu tard, mais je m'excuserai. (Haut.) Allons, mon ami , jouissons de no^e* sort ; vos inquiétudes n'étaient pas fondées. Qudht à moi, je suis contente, je le serais tout-à-fiût , ingrat, si j'étais bien sûre que ma tendresse pour voiîs fût toujours paype d'un égal retour. ;
( . VANGLAS.
Charmante festoie ! ^ •
MADAME YAI^GtAS.
' (Ml ! oui , <4iannante femme ! N'est-ce pift', Vanglas , qu'au mili^ déç soins qui vous obsèdent, et des beaux exemples qui vous entourent, il est bien èruel d'avoir une.femme qui vous importune de Son amour? J'en suis ftchée pour'vt>us, mais je ne me corrigerai jamais de
vous aimer.
{Elle sort.)'
VAîf Gt AS seuly regcutlant sortir sajemme.
. Ne suis^je pas bien Jupe , quand je puis être heureux ,
de courir après des distractions , des tourments ou de
l'ennui , par diprice ou par vanité.... ^ Eh ! quelqu'im !