ACTE III, SCENE VI
IfOIfTGRAViER.
£h ! mon Dieu , non. Je ne connais que monsieur de Yanglas; c'est assez pour moi.
VILLENEUVE
Ce sera de même assez pour Saint-Phar. Votre in^ dignation contre le ministre m'est un sûr garant du salut de notre ami. Je vais lui dire combien vous êtes bon et généreux pour lui.
l^GNTGjRAVIER.
Et moi, je vais le jg^rotidai^ de n'avoir pas eu assez de confiance en moi pour me rév^er.... Ma femme et sa fille vont rester chez 'faïadame de Yanglas.
VILLFIT'EUVB.
Ah! sa fille! c'est a elle sur-tout qu'il faut bien ca-. cher.... Et mon ^Is, quel sera son chagrin ! '
VAÎrGI^A>S. •
. Paix ! j'entends ma femme. .
/SCÈNE VI
VANGLAS, MONTGRA VIEK , VILLENEUVE,
Madame VANGLAS.'
MADAME VANGLAS.
Ail! monsieur de'Vanglas, cette jeunq Clémence, la fille de votre ami Saint-Phar, est pleine de talents^ d'esprit et de bonté. Je viens de l'installer danâ ma bibliothèque, à mon clavechi. Plus je cause avec eUf * plus je m'y intéresse , plus je croi^ voir qu'elle se prend d'amitié pour moi. Je l'ai laissée avec madame Mont-r gravier (^bas à son mari), qui, fe crois, en est ja^ louse.
MONTORAVIER, a pOTt.
r Oui, <{u'eUe lise, quelle touche du clavecin.
H ADAME VAJSTGLAS.
Votre femme est bien heureuse , monsieur Montgravier , de loger chez elle cette aimable parente* Je lui porte envie.
^ , MOVTGRAVIBR.
Eh ! mon Dieu \ madame , ponr peu ^pie «eki vous fasse plaisik*, elle viendra loger diez vous.
VILLEKEUVE.
Oui, madame, lé. père et la £Ue méritent tous les sentiments.... Adieu, Yauglas. (Bas.) Saint-Phar place en VOUS' tout son espoir; vmis ne le tromperez pas. Je oo^npte s«r vou^ (j madame Sanglas.) Aladanie, re- <»y«E iDoi^oiD]iU«e.
( II. son. Fanglas raccompagne jusqu'au fond du théâtre. )
MoiTTGRAyiER, à madame Vanglas. ^
Dites dojic à notre bon Vanglas d'être un peu plus circonspect dans sesHiscours stir le ministre. «
MADAME VAICGLAS*
Comment ?
MONTGRAYIER.
Le ministre a grand tort, sans doute... Mais cpi'est-ce que je &is ? Et moi aussi , je me surprends à en dire du mal. (^J part.) Ah! grand Dieu! je m'effraie de moi-même. \ji Vanglas qui rei^ient.) Je ne vous connais qu'un défaut, et c'est une vertu : vous prenez trop chaudement les intérêts de vos amis. Je vous salue de tout «ion cœur.
( Il sort. '*