BOUL'ANVILLE
Pàrdonnez-moi , je l'adore. Oui ; du premier mo-* ment que j'ai vu cette aimable fille de monsieur Do* ricour.... Comment s'appelle-t^elle ?
RATMOïTD.
Henriette.
BaULAWVILLE.
Du premier moment que j'ai vu la déleste Henriette je me suis senti atteint d'une passion....
loo ^. DE BOULANVILLE.
' RAYMOND
Et' c'est ainsi que vous savez être généreux !
^ BOULANVILLE.
Oui, monsieur; la délicatesse, ht générosité forment -la base de mon caractère : vous Tavez vu ; fêtais prêt à vous abandonner madame de Yerbois , une femme d'un vrai mérite; mais à présent pourquoi céderais-je? Pourquoi vous-même lie vous montreriez-vous pas généreux? Allons, jeune homme, du courage; surmontez votre amour; il est si beau de se vaincre^ soi-même ! Je vous y engage d'autant plus, que, par le choix du père et les dispositions de mon oncle, j'ai des droits qu'il est de mon devoir,, de mon honneur, de faire valoir. Je ne connais pas encore le testament^ mais il paraît qu'il faut que j'épouse pour avoir le bien. C'est le vœu de mon oncle, c'est le vœu dn père, c'est le mien; ce sera celui de la jeune fille.
RAYMOND
Eh! monsieur, prenez toute ia fqrtuite, prenez la mienne, et laissez-moi sa main.
BOULANVILLE.
Allons donc, vous plaisantez.... Je ne dis pas que si
cela se pouvait; mais il s'agit bien de fortune ici!
Voilà donc pourquoi on s'est avisé de vouloir persuader à monsieur Doricour que nous étions deux;... et quand j'y pense... Un nouveau trait de lumière! Jeu^e homme., ne serait-ce pas vous qui auriez essayé de vous faire passer pour U|i Boulanviile ?
RAYMOND
Cela vous déplaît-il , monsieur ?
BqULANVILLE.
Vous Tavouez.