‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 72 sur 399 · ACTE III, SCENE XV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE XV

terie ; comment se &it*il que j'aierplaoéones affections sur un homme d'un caractère aussi avidtt^ aussi. 80p£de ? Ne croi^ pa9 m'échapper ; je vais trouver celle que tu me préfères ; je tais trouver son^père. Tai ta promesse , je la ferai valoir devant les trttmnaux ; et quand j'au* rai fait manquer le mariage, que tu médites , je te refuserai , ou je t'épouserai pour avoir le pl^sir de te faire enrager.

BOULJilSrVILL£.

Je suis touché^ profondément touché de l'aniour violent que vous ressentez pour moi ; mais , puisque vous m'aimez, par intérêt pour moi-même, ne devez-vous pas me laisser libre?

MADA.ME DE VERBOIS

Que voilà bien le langage d'un égoïste! Eh! que m'impcH't^nt à moi le< avantages que vous trouverez avec ^iile autre? Je devrais songer à ceux que j'aurais trouvés avec vous, à ceux que j'ai négligés pour vous; mais au milieu des sentiments qui dominent mon cœur, l'amourYla délicatesse, l'honneur, puis -je m'occuper

de mes intérêts?,

BOULANVILLE.

Mon dieu ! qu'on est malheureux d'inspirer d'aussi fortes passions!

Madame «de verbois.

Me voilà bien récompensée d'avoir interrompu par mon amour pour lui la juste et vive douleur que me causait la mort d'un époux chéri ! Ah ! Beolanvi Ae , Bouknville, quelle conduite affreuse! Que voujs me faites de mal !

(Elle se jette dans- unJaiUeuU,)

BOiri.A]yviLLE.

Nous sommes seuls ; écout€z««noi . ma chère amie.

io8 M. DE BOULANVILLE.

MADAME DE VERBOIS

Qui ? moi ? votive éhère amie !

BOtJLANVILLE.

Je vous aime , et je me crois obligé de vous abandonner. Oui, les* dernières volontés de mon oncle m'en font un devoir; car les dernières volontés d'un mourant.... c'çst sacré. Eh bien! si, à mon exemple, vous aviez le courage de surmonter^ votre amour , en considérant que vous pouvez y trouver un avantage, ou au moins un dédommagement... ^

MADAME DE vERBOis , suspendoTit ses lomies. Plaît-il?

BOULAICVILLE.

Il n y a point de^ dédit ^tipulé dans ma promesse ; on dit même que c'est une' cause de nullité ; eh bien ! si j'agissais comme s'il y avait un dédit , si je vous faisais, en échange de, ma professe, ur)^ bon écrit par lequel je m'obligerais à vous payer, le jour où je signerai mon contrat de mariage avec une autre , une somme de vingt mille francs.

MADAME DE VERBOIS

Ah! ah!... ne croyez pas que l'intérêt Oh! non,

je n'en suis pas moins^ blessée au cœur.... Ceci demande réflexion. ,

BOULANVILLE.

Réfléchissez , réfléchissez , roa chère amie ; mais , de giace , réfléchissez promptement. {A part^ Je la tiens. Oh ! je suis fin , moi ; avec de l'esprit et de l'argent, de quoi ne vient-on pas à bout? [Haul.) Eh bien ! ma chère parente, avei^vous réfléchi?

MADAME DE VERBOIS

Gomme il est pressé de se délivrer de moi! (A part.)

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