SCÈNE XVIII
BOULANVILLE^ DORICOUR, HENRIETTE.
Hé bien, mon enfant', maflame de Yerbois a. rendu sa promesse à monsieur Boulanville; la voilà', je la tieas.
HENRIBTTK.
Se peut-il ?
BOULA.NVILLÈ.
Ah ! mademoiselle , il m'est donc permis de faire éclater devant vous, devant monsieur votre père,. Tome FIL 8
ii4 M. DE BOULANVILLE.
i'amour brûlant que vous m'inspires, et que justifient si bien vos grâces etivos vertus.
La facilité avec laquelle une autre femnie renonce à vous, est-elle une bonne recommandation?
BOULA.NyiIUiE.
Facilité!... Mademoiselle ^ il tty a pas eu de f^K^ilité, cela ma coûté... beaucoup de peiné" au coùtraire... Mais enfin j'ai peint avec tant 'd'énergie ma passion pour vous, que par délicatesse... VouleÊ^ous que je vous dise ce qui m'a éloigné d^ madame de Veii>ois? c'est que, depuis cette fatale promesse , j'avais cru reconnaître qu'elle avait peu d'élévatien dans l'ame; enin, made^ moisetle-, par mon amour ,' par mes soins empressés , par mon dévouement complet à ses moindres désirs , je me sens capable de rendre parfaitement heureuse la femme qui aura bien voulfl agréer ma recherche.
HisNRIETTE.
Ce langage est un peu différent de celui que vous teniez tantôt.
WOULANVILLE,
Tantôt, mademoiselle, c'était une conversation sans conséquence... maintenant, c'est plus sérieux... Je vous 'ouvre le fond de mon coeur... Monsieur, si j'osais vous prier de me faire l'honneur d'accepter ' aujourd'hui même un modeste repas... chez moi... dans mon asyle.
DORICOUR.
Chez vous ! avec ma fille ! ce serait un peu prompt ; venez plutôt diner.avec nous, sans façon dans cette auberge.'
BOULANVILLE.
Jaccepte, j'accepte avec transport; je vais vous en-