SCÈNE X
TÉRIGNI, DUMONT, madame DUMONT, BEAUPRÉ, madame SAINT- ALARD, AGLAÉ, FABRICE, SOPHIE.
( Fabrice et Sophie sont mis plus élégamment qu'à la première scène. )
madame dumont , a madame Saint-Alard.
Venez donc , venez donc , ma charmante ; Votre fille aujourd'hui, d'honneur, est rayonnante.
MADAME SAINT-ALARD
Pardon , je vous ai fait attendre quelque temps.
( En présentant Fabrice et Sophie. ) C'est mon neveu, ma nièce.
AGLAÉ
Oui, de bien chers parents.
madame saint-alard, en montrant Térigni.
Le jeune Térigni , notre pensionnaire.
dumont , avec le plus vif intérêt.
Le fils de Térigni, ce grand propriétaire; Monsieur, je suis ravi de vous voir.
beaupré, avec le même zèle.
Enchanté
De pouvoir cultiver votre société.
térigni, toujours embarrassé.
C'est trop
madame saint-alard, bas a Térigni.
Ne quittez pas Aglaé, je vous prie; De cette attention elle sera ravie; Tous ces originaux lui pèsent à mourir.
(A demi-voix a madame Dumontet aux autres , mais assez haut pour que Fabrice V entende. ) Des parents ruinés qu'il me faut secourir : Pour peu qu'on ait un cœur , c'est une jouissance Que de tendre la main aux siens dans l'indigence.
{Fabrice, a ces mots , a de la peine a dissimuler son mécontentement.
BEAUPRÉ
Le cœur, la bienfaisance;., ah! je vous reconnais ; C'est bien rare à-présent , et l'on ne vit jamais Avec tant d'égoïsme aussi peu de morale. Savez-vous que la hausse aujourd'hui m'est fatale ? Que je perds dix pour cent sur mes bons de trois-quarts ?
DDMONT.
Ah! vous avez de quoi réparer ces hasards.
BEAUPRÉ
Ma fortune se borne à celle de mes pères ; Je tâche seulement d'arrondir quelques terres. Le bon repas qu'hier nous fîmes chez Méot ! Quel vin! quels entremets! du gibier! un turbot! Nous sommes bien nourris , ma foi , dans cette ville. En sortant j'allai voir le nouveau vaudeville.... Joli!., des jeux de mots; une franche gaîté.
fabrice, a Aglaé.
Quel est cet homme-là , de grâce ?