‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 4)Chapitre 131 sur 343 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

AGLAÉ

Un député.

madame dumont, toute joyeuse , a madame Saint- Alard et a Aglaè.

Vous ne savez pas?

/T (Swiffî i rfr , curieuse.

Quoi?

MADAME DÏÏMOIfT.

La belle Dorothée.

madame saint-alard, très-curieuse.

Eh bien?

MADAME DUMONT

Elle divorce.

MADAME SAINT-ALARD

Est-on plus effrontée ?

AGLAÉ

C'est affreux ! En public à ce point s'afficher !

MADAME DUMONT

Elle avait jusque-là pris soin de se cacher.

MADAME SAINT-ALARD

Son grand benêt d'époux enfin en est donc quitte. madame dumont, regardant amoureusement son mari.

A me conduire bien j'ai fort peu de mérite ; Nous fûmes mariés par inclination; Et depuis entre nous point d'altercation ;. N'est-il pas vrai? tous deux, nous ne formons qu une ame. Le divorce à mes yeux à tel point est infâme!...

Fabrice , à madame Saint-Alard.

Cette femme paraît bien aimer son époux.

madame saint-alard, à Fabrice, se cachant pour lui parler derrière son éventail.

Mais elle aime encor mieux son amant, entre nous. ( Tous les mots d'Aglaé et de madame Saint- Alard, dits derrière l'éventail, redoublent Vètonnement de Fabrice. La stupéfaction eQle^igaut se peignent déplus en plus sur sa figure ; Térigni, au contraire, paraît enthousiasmé des bons mots et des saillies de mademoiselle Aglaé. L'attention qu'il lui prête rend déplus en plus Sophie inquiète et pensive.

BEAUPRÉ

Le vice est aujourd'hui d'une impudence extrême, D'honneur.

madame saint- alard , bas h Fabrice et à Térigni. L'entendez-vous? c'est cet amant lui-même. N'en parlez pas.

FABRICE

Pourquoi nous dire un tel secret?

AGLAÉ

Excepté le mari, tout le monde le sait. madame dumont, à Beaupré, avec l'empire d'une femme aimée.

Donnez donc un fauteuil, la fatigue m'accable; J'ai le genre nerveux à tel point irritable....

aglaé , a madame Dumont, avec intérêt.

Ah! bon Dieu! qu'avez- vous ?

madame dumont, a Aglaé, en lui serrant la main avec affection.

Charmante. J'ai passé Toute la nuit au bal, et j'ai toujours dansé; Mon fils m'a réveillée à son heure ordinaire :

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