SCENE VIL 3o
DURMONT.
Les restaurateurs font fortune , les libraires sont ruinés. Mais puisque vous en agissez sans façon avec moi, mes chers voisins , vous me permettrez de me conduire de même : promenez-vous dans le jardin; nouveau propriétaire , je ne connais pas encore mes domaines.
Oli ! je les connais , moi ; je m'y suis promené si souvent avec votre prédécesseur.
MALINVAL.
Ah! c'est bien vrai. (Bas à Durmont.*) Ce sont ses importunités qui ont dégoûté cet ancien propriétaire.
DURMONT.
Vraiment !
LAMBERT
Venez , je vais vous montrer des endroits délicieux !
DU RM ONT.
Permettez ; ce n'est pas sans motif que j'ai invité Armand, il faut que je cause avec lui
LAMBERT
Ah ! point d'affaires avant de nous mettre à table ; nous avons si peu de temps à passer ensemble : vous causerez tout à votre aise après dîner. Venez , venez , cela nous donnera de l'appétit. Ma belle demoiselle , voulez-vous bien accepter ma main ?
DURMONT.
Allons, puisqu'ils le veulent : à tantôt, Armand; mais soyez persuadé d'avance que vous avez un ami dans le père de Cécile.
CÉCILE
Vous l'entendez , Armand ?
( Lambert sort avec Durmont et Cécile. )
3q4 les voisins.
Oui, sans doute, et je vais