SCÈNE XVIIL
ARMAND, LAMBERT, MALINVAL.
MiLINVAL.
Eh bien ! Vous ai-je trompé ? Tout ne va-t-il pas à merveille ?
LAMBERT
A merveille , en effet ! Ah ! quel homme !
MALINVAL.
Et pour mettre le comble à votre félicité , j'ai fait mes couplets.
Oui , c'est bien de chansons qu'il s'agit maintenant l
MALINVAL.
Comment donc? qu'y a-t-il?
ARMAND
Ce qu'il y a?
LAMBERT
Concevez-vous encore sa tranquillité ? Il y a , que ce jeune homme se serait fort bien passé de votre belle médiation.
MALINVAL.
Non, je n'ai pas bien arrangé les choses!
ARMAND
Oh! oui , si bien....
LAMBERT
Que le père et la fille sont dans une colère épouvantable contre lui , et viennent de le maltraiter..,..
MALINVAL.
Pas possible!
LAMBERT
Allons , il ne le croira pas.
ARMAND
Qui vous avait prié de vous mêler de mes affaires? Elles étaient en si bon train!
LAMRERT.
Et voilà qu'il vient tout gâter par son mauvais génie.
M ALINVAL.
Oui! vous le prenez sur ce ton-là ! savez-vous bien que je ne me mêlerai plus de tout ce qui vous regarde? Armand, très-virement.
Votre parole d'honneur ?
LAMBERT
Il ne s'agit pas de cela ; il faut remédier au mal que l'on a causé ; je fais ce que je peux , moi , vous le voyez ; mais ce que je peux n'est rien.
armand, à Malin val.
Ecoutez : songez qu'il est de votre devoir de détruire les calomnies que vous avez répandues sur mon compte, et de me rendre l'estime des honnêtes gens dans l'esprit desquels vous m'avez nui.
malinval.
Moi! je ne dirai plus un mot pour vous.
ARMAND
Pourquoi donc cela ?
MALINVAL.
Je gâterais tout.
ARMAND
Comment?
MALOVAL.
Ne me l'avez-vous pas dit tout à l'heure ?
Voilà du nouveau à présent.