‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 4)Chapitre 284 sur 343 · ACTE II, SCENE XII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XII

roman dont on pourrait faire un drame. Je me suis interrompu , pressé comme je l'étais de présenter mes hommages à l'objet intéressant

MONTRICHARD

C'est ma nièce dont vous voulez parler ? Toujours galant , monsieur de Lasaussaye !

LASAUSSAYE.

Mais, entre nous, docteur, croyez-vous que le mariage arrêté soit de son goût?

MONTRICHARD

Et pourquoi pas?

En effet

M ONT RICHARD

En comparant....

LASAUSSAYE.

Ses charmes....

MONTRICHARD

A vos avantages.

LASAUSSAYE.

Ah ! vous êtes trop honnête.

MONTRICHARD

Non , vous êtes véritablement fort aimable.

LASAUSSAYE.

Un bon enfant.

MONTRICHARD

Jeune.

LASAUSSAYE.

Pas encore trente-cinq ans.

MONTRICHARD

Vous avez un état.

LASAUSSAYE.

Un état honnête : marchand de bois.

388 LE COLLATERAL.

MONTRICHAED.

Une grande fortune.

LASAUSSAYE.

Par la succession de mon oncle.

MONTRICHARD

Vous entendez bien que ce n'est pas l'intérêt qui me guide.

LASAUSSAYE.

Fi donc ! ni vous ni moi n'avons un cœur sordide ; c'est le sentiment , la convenance ; car enfin votre nièce aura tout votre bien.

MONTRICHARD

Tout entier.

LASAUSSAYE.

Ses parents lui ont laissé une fortune....

MONTRICHARD

Très-suffisante.

LASAUSSAYE.

Et dont en bon tuteur....

MONTRICHARD

Je vous rendrai compte quand vous voudrez.

LASAUSSAYE.

Eh bien! je ne pense pas à tout cela.

Ah! je vous reconnais là.

LASAUSSAYE.

Dès le premier instant mon cœur l'a distinguée, et plein d'un trouble involontaire....

MONTRICHARD

C'est charmant. Ah çà , je vais voir mes malades.

LASAUSSAYE.

Moi, je vais faire lever les scellés.

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