‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 4)Chapitre 41 sur 343 · ACTE II, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XI

DORLIS..

Je ne le puis..... Je n'ose.

floriMon , d'un ton bwiesquement tragique. Et moi je le devine : il aime celle que je viens épouser.

MADA.ME DERCOUR.

Se pourrait-il?

DORLIS.

Je n'ai plus rien à dire.

florimon , sur le même ton.

Je te reconnais , fatal amour , toi qui divisas tant de fois les meilleurs amis !

Voilà huit jours que je suis dans cette ville ; dès le premier soir je vis votre aimable fille. Sa vue seule alluma dans mon cœur une passion qui ne s'éteindra jamais; je vous suivais par-tout, sans oser vous parler, quand ce matin un hasard favorable me procura l'occasion de vous rendre un léger service. Déjà j'osais concevoir quelque espérance : hélas ! elle a peu duré.

MADAME DERCOUR.

Vous ne sauriez croire combien il m'en coûte d'être

obligée de vous affliger à l'instant même où

FLORiMOiv, toujours déclamant.

Que dites-vous , madame ? me croyez-vous incapable d'un mouvement généreux?

MADAME DERCOUR, étonnée.

Mais vous-même , que dites-vous ?

FLORIMON.

Quel est donc le fatal destin qui me poursuit? Eh quoi ! j'arrive ici pour faire le malheur de mon meilleur ami , de mon libérateur ! Non , non <, ma vertu saura surmonter mon intérêt personnel.

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