‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 4)Chapitre 63 sur 343 · ACTE III, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V

FLORIMOIY.

Pardon, madame, si je vous ai devancée de quelques instants; mais vous êtes sans doute lasse, vous pourriez vous reposer à l'ombre de ces arbres.

MADAME DERCOUR.

Eh! point du tout; nous aurons le temps de nous asseoir chez le cher Ricard.... Nous y voilà.

FLORIMON.

Vraiment.... Y sommes-nous?

SOPHIE

Sans doute ; voilà sa porte.

DORL1S.

De grâce, hâtons-nous....

FLORIMON.

Un moment , s'il vous plaît ; comme vous m'aviez dit qu'il était auprès de sa femme qu'il ne quittait pas... afin de ne pas le déranger aussi brusquement , j'avais envoyé devant le jockei de mon ami Dorlis que voilà ( // montre Victor. ) pour le prévenir , et il vient de me dire que le notaire Ricard était sorti.

DORLIS.

Sorti !

MADAME DERCOUR.

Pas possible !

SOPHIE

Et comment a-t-il fait pour abandonner sa femme un instant?

FLORIMON.

Mais vraiment voilà ce qui m'étonne... Allons , parle , parle toi-même à ces dames, Victor.

VICTOR

Oui, madame, il est sorti pour une affaire très-

80 LE VOYAGE INTERROMRU.

pressée; il ne s'agit de rien moins que du testament d'un homme à l'agonie, et qui est peut-être mort à l'instant où je vous parle.

FLORIMOI.

Vous voyez bien que cela ne pouvait se remettre.

Quel contre-temps !

MADAME DERCOUR.

C'est fort désagréable.

DORLIS.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

MADAME DERCOUR.

Mais point du tout, on vous a trompé, mon petit ami; le voilà qui sort de sa maison.

VICTOR

Ah! bon Dieu!

FLORIIOI.

Comment nous tirer de là?

VICTOR

Et La Mortillière avec lui !

PLORIMON.

Oh ! pour le coup j'y renonce.

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