ACTE III, SCENE VI
Où en voulez-vous venir avec toutes les balivernes que vous me contez?
LA MORTILLIÈRE.
Ne le prenez pas sur un ton si haut , s'il vous plaît ; je sais me contenir le plus souvent; mais quand une fois je m'échappe....
MADAME DERCOUR.
La dispute me paraît bien échauffée.
FLORIMOJNT.
C'est pour cela qu'il faut nous retirer ; laissons - lui le temps de se calmer.
LA MORTILLIÈRE.
Au surplus, ce n'est pas à vous que j'ai affaire.
Eh! pourquoi donc en ce cas-là vous adressez-vous à moi?
LA MORTILLIÈRE.
C'est à madame Dercour.
A madame Dercour?
madame Dercour, s' approchant.
Qu'est-ce que vous dites ? à madame Dercour ?
Ah ! c'est vous , madame ; vous ne pouviez pas vous trouver là plus à propos. Tenez, la voilà madame Dercour ; expliquez-vous avec elle , et de grâce laissezmoi en repos.
Ah! je vous trouve donc enfin, madame Dercour. Pourriez -vous me dire d'abord pourquoi vous laissez prendre à cet homme - là un ton d'autorité dans votre maison ?