CHAPITRE VI
Eugène achève de se ruiner.
Déjà je n'avais plus en immeubles que mon château et la grande ferme qui en dépendait , louée au père de Delorme. A la nouvelle de la mort de ma mère , Caro^ line était venue me trouver tout en larmes. «Ah! baron, « m'avait-elle dit, jamais je n'ai mieu;c senti à quel « point vous m'êtes cher. Quelle perte ! que je vous * plains ! combien je partage le chagrin qu^elle vous « cause ! » Ce faste de douleur avait achevé de me subjuguer. A. dater de ce moment, sa mère chercha de mille manières h m'amener au mariage. J'éludai d'à-
b<>rd 166^^ ppo^sitions il mai; on y cevint si souvent, avçc tant ^^obstination ^vëc nne tactique si bien conv . binée , que je commenças^ if les écouter avecr moins dé répugnaâoe, 0t même ^ec 4ine espèce' dé résignation. Fallait-il ^ donc qoej^eussé ler^màlheur d'être ruiné-, pour ^happer au malheur d'épou^çj^ Caroline ?
J'étais encore en grand deuil, lorsqu'une lettre de. Ga^ard m'jJl^nt que Iç petit vieillard dé* la rue Brise- Miche, et plusieur3^ aulce^ jiiife ou chrétiens venaient de itoïettre arrêt sur mes rei|^nus, letme menaçaient^ d'une saisie- réelle. ^}l faut plaider , il faut combattre ^ « m'écrivait Gaspard; mai^ fiez«*voùs à moi , je ne craîni ^ ce pas la guerre. 1» ' »^
Fiaieux,j*i^ll|u H'ouver ces misérables, qàî avaient l'impudenee de rédanter: leur; bien. le.leur^distribuar forc^ invectives , j'en fis rosser quetqiles-uns par*nie& gens* Us i^çurent les injures et les cojips, et n'en contmuèttot pas ]i<0^(^s leurs poursuites. . - v
Bientôt partirent /le ^arié pour Coutances deux pro- . cureurs^ trois hiti^siers et leurs clercs, par suite de ce privilège qu'acte châtelet d^^aris cÇattirer à lui todtesr lés -affaires dans lesquelles il s'agit dé-Fes^éctitionr d'actes * passés sous le scel > dùdit cfaàlelet. Ges. honnêtes gens allaient instrumentfer slir-^ma teirie et niidlb" château/ ' j'ai sa depuis que Qri^spapd, tout en aHÇec^ant de défendre loyal^ent mes intérêts ^ avak fort bien reçu cette troupe de confrères. Il les inftallk dans les ^ùs' beaux appartements«r Ces messieurs . prolongeaient les inventaires-, multipliaient 1^ .vacations ^bûvaiient-man' vin, chaussaient dans mes^-pois, et jouaient' au brëlaù dans ^non ^salon. Ssa vain Giifflaume et ftièn cousis