‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 124 sur 861 · XXXVI LEXIQUE DE LA BRUYÈRE · texte numérisé non relu

XXXVI LEXIQUE DE LA BRUYÈRE

Se faire valoir par des clioses qui ne dépendent point des autres, mais de soi seul, ou renoncer à se faire valoir : maxime inestimable. (I, i53.)

Ne faire sa cour à personne, ni attendre de quelqu'un qu'il vous fasse la sienne : douce situation, âge d'or, état de l'homme le plus naturel ! (II, 132 et ia3.)

B. Noms propres :

Noms propres de personnes, avec articles ; noms propres au pluriel, avec la désinence du nombre :

C'est quelque chose du comte de Serin, le siège de Candie, celui de Vienne, un mot c/a Tckehli et du siège de Jîude. (II, 482.)

Un Pamphile est plein de lui-même. (I, 35". )

Ces gens chez qui un Nautre (le Xostre) va tracer et prendre désalignements. (II, 258.)

Ils sont à la vérité des esprits forts, et plus forts.... que lesLéons^ les Basiles, les Jérumes^ les Aiigustlns. (II, 244-)

L'on voit des clercs se comparer aux Vincents et aux Xavlers. (II,

Des Floridors, des Mondor'is. (I, 358.)

Les Pamphîles sont toujours comme sur un tliéàtre. (I, 358; voyez

II, 448, /. I et /. 17; II, 455, /. 20; II, 456, /. avanl-dernicrc.)

Des auteurs d'hymnes sacrés ou des traducteurs de psaumes, des Go— (leaiix ou des Corneilles. (II, 446')

Il doit tenir aux princes lorrains, aux Rohans. aux Chastillons, aux Montmorencis.^ et, s'il se peut, aux princes du sang. (I, 3o5.)

La famille des Sforces. (II, 499-)

Les généalogies des maisons de haute Bavière, Palatine et les deux Aut riches (les deux maisons d'Autriche). (II, 496-)

m. — Adjectif.

1° Accord. Voyez ci-après, XI, p. lui.

2» Régime. Voyez le Lexique, à divers articles d'adjectifs et de prépositions, et particulièrement aux articles À, p. 2, et De, p. 81.

3° Adjectifs et participes employés avec ellipse d'un substantif ou j)ris substantivement :

l-rs sages et les vertueux. (I, i5.)

L'amour pour la ^ertu et pour les vertueuT. (I, 34 1.)

3Iaxime utile aux fo'ibles, aux vertueux. (I, i53.)

Il y a le peuple qui est opposé aux grands : c'est la populace et la multitude-, il y a le peuj)Ie qui est opposé aux sages, aux habiles et aux t-erttteux : ce sont les grands comme les petits. (I, 36 1.)

Le présent est pour les riches, et l'avenir pour les vertueux et les habiles. (I, 263.)

L'on ne fait que glaner après les anciens et les habiles d'entre les modernes. (I, xi3; voyez I, 118, /. 3 et 4-)

Comment nommerai-je cette sorte de gens qui ne sont fins que pour les sots? Je sais du moins que les habites les confondent avec ceux qu'ils savent tromper. (I, 332; voyez I, 120, /. i; I, 147, /. i3.)

Le petit nombre iVliabiles, ou le grand nombre de gens superficiels, vient de l'oubli de cette ])ralique. (II, 2o3.)

Il iv avec de l'esprit l'air d'(w stupide. (I, 273.)

INTRODUCTION GRAMMATICALE. xxxvii

Des stiipides, et.... (fes imbéciles, qui se placent en de beaux postes. (I, aSi).) Il est savant dit un politique, il est donc incapable d'affaires. (II, 84.) Certains hommes.... osent être modestes, contrefont les simples et les

naturels. (I, i56.)

Le docile et le foible sont susceptibles d'impressions. (II, 267.)

Ce qui est dans les grands splendeur, somptuosité, magnilicence, est

dissipation, folie, ineptie dans le particulier. (I, 297.)

Si une laide se fait aimer, ce ne peut être qu'éperdument. (I, 204.) [C'Jest un dissolu, un prodigue, un libertin, un ingrat, un emporté. (II, 5o.) L'un vous dit : « J'y donne les mains, pourvu qu'wn tel y condescende: »

et ce tel y condescend. (I, 333.)

Ce satirique parle juste, et se fait écouter. (II, iSg.) Un testament où il réduit son (ils à la légitime. (I, 211.)

Dans les exemples suivants, l'adjectif est employé substantivement au sens neutre:

Ils sont plus tôt des hommes parfaits que le commun des liommes ne sort de l'enfance. (I, 164.)

Ronsard et Balzac ont eu.... assez de bon et de mauvais pour former après eux de très- grands hommes. (I, i3o.)

Qu'est-ce que le sublime?... Tout genre d'écrire reçoit-il le sublime, ou s'il n'y a que les grands sujets qui en soient capables? Peut-il briller aiUre chose dans l'églogiu^ qixun beau naturel, et dans les lettres familières comme dans les conversations qu'une grande délicatesse? ou plutôt le naturel {le naïf, dans les éditions 4-6) et le délicat ne sont-ils pas le sublime des ouvrages dont ils font la perfection? Qu'est-ce que le sublime? Où entre le sublime? (I, 143 et i44.)

Le grand et le sublime de la religion. (II, 2 43.)

Le sublime du nouvelliste est le raisonnement creux sur la ])olitique.

Combien de siècles se sont écoulés avant que les hommes aient pu revenir au goût des anciens et reprendre enfin le simple ei le naturel] (I, 117.)

Il peut y avoir un ridicule si bas..., qu'il n'est ni permis au poëte d'y faire attention, ni possible aux spectateurs de s'en divertir. (I, i38.)

Est-il moins dans la nature de s'attendrir sur le pitoyable que d'éclater (de rire) sur /e ridicule? (I, 137.)

Dangereux modèles et tout propres à faire tomber dans le froid, dans le bas et dans le ridicule ceux, qui s'ingèrent de les suivre. (I, i49-)

Tout le bas, tout le foible et tout f indigne s'y trouvent. (I, 36i.)

Le poëme tragique vous conduit à la terreur par la pitié, ou réciproquement à la pitié par le terrible. (I, i38.)

Il ne doit pas être soupçonné d'avoir en vue ni le vrai ni le faux, ni le raisonnable ni le ridicule. (I, 242.)

Théophile passe le prrti dans la nature. (I, i3o.)

1^ extrême et le médiocre lui sont connus. (I, 335 et 336.)

Ce style sert aux princes à se consoler du grand et de l'excellent ])ar le médiocre. (I, 34 1.)

Si certains hommes, sujets à se récrier sur le médiocre, désapprouvent un ouvrage que vous aurez écrit (II, 234-)

Où il (Rabelais) est mauvais, il passe bien loin au delà du pire... : où il est bon, il \a jusques à l'exquis et à Cexcellent, il peut être le mets des plus délicats. (1, i3'i.)

l*-xact imitateur des anciens,... à qui le grand et le merveilleux n'ont pas même manqué, ainsi qu'à Corneille ni le toucliant ni le pathétique. (I, i4i-)

L ne belle ressource pour celui qui est tombé dans la disgrâce,... c'est la retraite Il conserve le merveilleux de sa vie dans la solitude. (I, 379.)

La vérité n'y règne-t-ellc pas (dans une scène tragique) aussi vivement

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