XXXVIII LEXIQUE DE LA BRUYÈRE
par ses images que dans le comique^... L'effet naturel du grand tragique seroit de pleurer tous franchement. (I, 187 ; voy. I, i38, /. ai'ant-dernière.) Socrate s'éloignoit du cynique \ il épargnoit les personnes. (II, 108.) On ne sauroit en écrivant rencontrer le parfait^ et, sil se peut, surpasser les anciens que par leur imitation. (I, 117.)
L'autre.... fait des romans qui ont une fin, en bannit le prolixe et /'/«croyable^ poiu" y substituer le vraisemblable et le naturel. (II, 461 •)
Ce qu'il y a de certain dans la mort est un j)eu adouci par ce qui est incertain : c'est un indéfini dans le temps qui tient quelque chose de finfini et de ce qu'on appelle éternité. (II, 34.)
Les personnes graves ou les esprits forts qui trouvent du foible dans un ris excessif comme dans les pleurs. (I, 137.)
C'est une politique sûre et ancienne dans les républiques que d'y laisser le peuple s'endormir dans les fêtes... : quelles grandes démarches ne fait-on pas au despotique par cette indulgence ! (I, 864 ; voyez ibidem.^ l. 4-) Il se rend maître du plat, et fait son propre de chaque service. (II, 55.) Ils se cachent de leur servante, avec qui d'ailleurs ils vont au moulin, et entrent dans les plus petits détails du domestique. (I, 4^.)
Ne se sont-elles pas (les femmes).... établies elles-mêmes dans cet usage de ne rien savoir, ou par la foiblesse de leur complexion,.., ou par les distractions que donnent les détails à'un domestique".' (I, 187.)
Ces gens.... ne sortent pas du Louvre..., où ils agissent comme
chez eux et dans leur domestique. (I 3o3 ; voyez II, 68, /. 10 •, II, io3, /. 14.)
Il — se dédommage dans le particulier d'une si grande servitude par le ris et la moquerie. (I, 38o.)
Le capital pour une femme n'est pas d'avoir un directeur, mais de vivre si uniment qu'elle s'en puisse passer. (I, 181.) Le capital d'une affaire. (I, SjS.)
Se perdre comme un fantôme dans le sombre de son cabinet. (I, 279.) La finesse est l'occasion prochaine de la fourberie; de l'un k tautre ie pas est glissant; le mensonge seul en fait la différence. (I, 333.)
Une espèce de compensation de bien et de mal, qui établiroit entre elles (entre les conditions) l'égalité, ou qui feroit du moins que Ciin (édit. 4 et 5 : l'une) ne seroit guère plus désirable que l'autre. (I, 889.)
On distingue à peine le blé froment d'avec les seigles, et l'un ou
rautre d'avec le méteil. (I, agS.)
Il a laissé à douter en quoi il excelloit davantage, ou dans les belleslettres, ou dans les affaires;... il sur])assoit en Fan et en l'autre tous ceux de son temps. (II, 467.)
Voyez encore, ])our une sorte d'emploi neutre d'autre, I, 179 et note 1; I, 3 16 et note 5 ; et de tout, soit seul, soit avec autre, 1, i3G et note 3 ; 11, 1 14, L .'9.
4° Adjectifs à sens adverbial ou pouvant se remplacer par des adverbes :
L'on voit.... des gens rustiques être chaussés large et grossièrement.
Les diflicultés.... où les commentateurs et les scoliastes eux-mêmes demeurent court. (II, y.o3.)
Il parle gras. (II, 149.)
Il crie haut,... i\ crie plus haut. (I, 876.)
Il mange haut et avec grand bruit. (II, 55.)
[Les] ternies qu'elles (les femmes) placent si juste, que tout connus qu'ils sont, ils ont le charme de la nouveauté. (I, 128.)
Ce n'est pas.... s'énoncer assez Juste que de se servir.,., du terme de comparaison. (II, 2G2 ; voyez I, ii3, n» a-, II, 208, /. 2.)
INTRODUCTION GRAMMATICALE. xxxix
5" Comparatif et superlatif. Locutions et tournures remarquables; emploi du comparatif, au lieu du superlatif :
Pour les degrés de comparaison, nous joignons les adverbes aux adjectifs, parce que ces deux sortes de mots ont les mêmes emplois et les mêmes tours.
Je ne sais s'il y a rien au monde qui coûte davantage à approuver et à louer que ce qui estplits digne d'approbation et de louange. (II, 75.)
La vie des héros a enrichi l'histoire, et l'histoire a embelli les actions des héros ; ainsi je ne sais qui sont plus redevables^ ou ceux qui ont écrit l'histoire à ceux qui leur en ont fourni une si noble matière, ou ces grands hommes à leurs historiens. (I, 116.)
Les crimes les plus cachés, et où la précaution des coupables pour les dérober aux yeux des hommes a été plus grande. (II, 27.)
Une belle femme qui a les qualités d'un honnête homme, est ce qu'il y a au monde d'un commerce plus délicieux. (I, iy^\.)
L'endroit du Pirée où les marchands étalent, et où se trouve un plus grand nombre d'étrangers. (I, 77.)
Il n'y a si vil praticien, qui au fond de son élude sombre,... et l'esprit occupé d'une plus noire chicane, ne se préfère au laboureur. (I, agS.)
C'est le talent qu'il possède à un plus haut degré de perfection. (II, i58.)
Tout ce que vous pouvez tirer de lui, et encore dans le temps qu'il est le plus appliqué et d'un meilleur commerce, ce sont ces mots, etc. (II, i4-)
L'homme du monde d'un meilleur esprit, que le hasard a porté au milieu d'eux, leur est étranger. (I, 276.)
C'est-à-dire l'homme du meilleur esprit qui soit au monde.
Ce qu'il y a jamais eu de mieux pensé, de mieux dit, de mieux écrit, et peut-être d'une conduite plus délicate, ne nous est pas toujours venu de leur fond (du fond des grands). (I, 343.)
On le voit tirer de l'arc et disputer avec son valet lequel des deux
donnera mieux dans un blanc avec des flèches. (I, 86.)
Il apprend par cœur ce qu'il a intérêt de mieux savoir dans toutes ses différentes études. (II, 498.)
C'est l'unique fin que l'on doit se proposer en écrivant, et le succès aussi que l'on doit moins se promettre. (I, io5.)
Ce vice est souvent celui qui convenoit le moins à leur état, et qui pou- Toit leur donner dans le monde plus de ridicule. (II, 45.)
Je.... fais choix des choses dont il a plus besoin d'être instruit. (II,5o5.)
Le plus heureux dans chaque condition est celui qui r plus de choses à perdre par sa mort. (I, 267.)
Après le mérite personnel,... ce sont les éminentes dignités et les grands titres dont les hommes tirent plus de distinction et plus d'éclat. (I, 169.)
Le duel est le triomphe de la mode, et l'endroit où elle a exercé sa tyrannie ayec plus d'éclat. (II, 142.)
La mode.... la plus curieuse et qui ïà'ii plus de plaisir à voir, c'est la plus ancienne. (II, i5o.)
Je ne sais qui est plus à plaindre, ou d'une femme..., ou d'un cavalier qui, etc. (\, 177.) — Éditions i-3 : « qui est le plus à plaindre. »
Vos observations.... naissent de votre esprit... : vous les retrouvez /7/w
ordinairement dans la conversation et dans la dispute. (II, 2o3.)
On ne laisse pas de voir, dans ce qu'il a moins heureusement rencontré, de certains traits si achevés..., que, etc. (II, 445.)
Vous rayez les endroits qui paroissent admirables à leur auteur, où il se complaît davantage, où il croit s'être surpasse lui-même. (I, 236.)
Les gens déjà chargés de leur propre misère sont ceux qui entrent davantage par la compassion dans celle d'autrul. (II, 38.)
Je viserai toujours à ce qu'il emporte de toutes mes études ce qu'il y a
de moins épineux et qui convient davantage à un grand prince. (II, 480.) Il a laissé à douter en quoi il excelloit davantage, ou dans les belleslettres, ou dans les affaires. (II, 467; voyez I, 191, /. 18; II, i34, /. 5; II, 241, /. 9-)
Voyez, dans le Lexique, a l'article Homme, p. 182, des exem])les de la locution Homme de bien prenant, comme un adjectif, les degrés de comparaison.