‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 390 sur 861 · EMPORTER, EMPORTÉ · texte numérisé non relu

EMPORTER, EMPORTÉ

Ces mouvements des roues d'une pendule se font par la force mouvante d'un poids qui les emporte. (II, 267.)

Une belle maxime pour le Palais..., ce seroit précisément la contradictoire de celle qui dit que la forme emporte le fond. (II, 188.)

Une grande reconnoissance emporte avec soi beaucoup de goût et d'amitié pour la personne qui nous oblige. (I, 202.)

Je viserai toujours à ce qu'il emporte de toutes mes études ce qu'il y a de moins épineux et qui convient davantage à un grand prince. (II, 480,)

De ces arguments qui emportent conviction. (II, 241.)

Aussi (cette tulipe) est-elle nuancée, bordée, à pièces emportées. (II, i36.)

Il est sûr qu'une femme qui écrit avec emportement est emportée. (I, 191.)

EMPRESSÉ; s'empkesser :

De l'air empressé. — Il semble que le trop grand empressement est une recherche importune, ou une vaine affectation de marquer aux autres de la bienveillance par ses paroles et par toute sa conduite. (I, 61.)

Ils ont fait le théâtre, ces empressés, les machines, les ballets, les vers, la musique, tout le spectacle. (I, i34; voyez ibidem.^ note 3.)

Empressé pour engager dans une affaire des personnes qvii ne l'affectionnant point, n'osent pourtant refuser d'y entrer.... (I, 60.)

L'on n'a — nul besoin de s'empresser ou de se donner le moindre mouvement pour épargner ses revenus. (II, 52.)

Les hommes agissent mollement dans les choses qui sont de leur devoir, pendant qu'ils se font un mérite Ae s'' empresser -çout celles qui leur

sont étrangères. (II, 65.)

ExMPRESSEMENT :

Vove/. le I" exemple de l'article Empressé.

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