‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 464 sur 861 · FLATTERIE · texte numérisé non relu

FLATTERIE

Le mépris que les grands ont pour le peuple les rend indifférents sur les flatteries ou sur les louanges qu'ils en reçoivent. (I, 343 ; voyez Ibidem, n. 20; I, 362, H. 56.)

'flatteur, adjectif; Flatteur, sttbstantivemeut : Ce qu'il y a de plus flatteur et de plus délicat dans la passion. (I, 142.) Le flatteur n'a pas assez bonne opinion de soi ni des avitres. (II, ii4.)

FLEAU :

Quel fléau du ridicule! (I, 129.) — Il s'agit de Molière.

FLÉCHIR, au figuré :

Ne faut-il pas fléchir sous les ordres du Ciel, qui semble se déclarer contre nous? (II, 118.)

FLEGME, au figuré :

J'admire deux choses : la tranquillité et le flegme de celui qui a tout remué, comme l'embarras et Faction de ceux qui n'ont rien fait. (T, i36.)

Les mêmes hommes qui ont un flegme tout prêt pour recevoir indifféremment les plus grands désastres, s'échappent, et ont une bile intarissable sur les plus petits inconvénients. (II, 69.)

Il a du flegme. (I, 877.)

FLÉTRIR, au figuré :

Des femmes déjà flétries. (I, 177.) FLEUR, FLEURS, au figuré :

J'ai assez estimé cette distinction pour désirer de l'avoir dans toute sa fleur et dans toute son intégrité. (II, 47' •)

[Ils ont] semé dans la chaire toutes les fleurs de l'éloquence. (II, 463.)

Fleur de coin, terme de numismatique. (II, 137, et note 3.)

FOI] DE LA BRUYERE. i63

FLEURIR, Fleuri, au figuré :

Les femmes.... qui ftenrisseitt et qui prospèrent à l'ombre de la dévotion. (II, iSj.)

Je veux être un Lycaon, un /Eglste ; l'occasion ne peut être meilleure..., si je désire du moins de fleurir et de prospérer. (II, 126.)

Deux sortes de gens fleurissent dans les cours, et y dominent dans divers temjîs, les libertins et les hypocrites. (II, "i^J.)

Un jeune homme fleuri^ vif, enjoué, spirituel. (I, 290; voy. I, 254, "• 26.)

Trop jeune et trop fleurie pour ne pas plaire. (II, 91.)

FLEURISTE, celui qui est curieux de fleurs. (II, i35, /. '22.)

FLORIDOR, par antonomase :

Vrais personnages de comédie, des Floridors^ des Mondoris. (I, 358.)

FLOTTER, au figuré :

La finesse.... flotte entre le vice et la vertu. (I, 333.)

FLOU. Voyez Feloux.

FOIBLE, substantivement, homme faible :

Le docile et le foible sont susceptibles d'impressions. (II, 237.)

Il unit d'abord d'intérêt plusieurs /b/è/ei contre un plus puissant. (I, 376.)

Foible, substantivement, foiblesse :

Des citoyens savent le fort et le foible de tout un État. (I, 347-)

Les hommes savent le fort et le foible les uns des autres. (II, fia.)

Les personnes graves ou les esprits forts qui trouvent du foible dans un

ris excessif comme dans les pleurs, et qui se les de'fendent. (I, 137.) La dévotion vient aux femmes.... comme le/b/3/t' d'un certain âge. (I, 18 3.) [La femme prude] cache des /b/^/e* sous de plausibles dehors. (I, 186.) Quelques-uns se défendent d'aimer et de faire des veis, comme de

deux /b/'^/ej qu'ils n'osent avouer. (I, 214.) La galanterie est un foible du cœur. (I, 176.)

Comme elle (la fausse grandeur) sent son foible^ elle se cache. (I, 168.) L'amour-propre est dans l'homme la cause de tous ses fuiblcs. (I, 39;

voyez I, 3o2, «. 18; II, 4, ^- 6.)

L'on étudie son foible^ son humeur. (I, 23i.)

Les vices, les foibles et le ridicule. (I, 3o.)

Son faible.... est de purifier sans fin la maison qu'il habite. (I, 66.)

Les prendre par leur foible. (I, 10.)

FOIBLESSE, physiquement et moralement :

[Je] tombe en foiblesse d'une odeur de maroquin noir. (II, i39.) L'amour naît brusquement.... par tempérament ou par faiblesse. (I, 199.) Si une femme pouvoit dire à son confesseur, avec ses autres faiblesses.^

celles qu'elle a pour son directeur.... (I, 181.)

Les hommes rougissent moins de leurs crimes que de leurs faiblesses et

de leur vanité. (I, 2i3.)

FOIS; UNE fois; uxe autre fois, pour une seconde fois :

Plusieurs fois le jour. (I, 359-)

Aristote disoit de lui (de Théophraste) et de CalHsthène.... ce que Platon avoit dit la première fois d'Aristote même et de Xénocrate. (I, 16.)

Il revient une fois de la campagne. (II, i5.)

Ces âmes nobles.... que nuls besoins ne peuvent séparer de ccuv

qu'ils se sont une fois choisis pour amis. (I, 265.)

Il ne dépend pas de moi, qui suis une fois^ de n'être plus. (II, aSa.)

i64 LEXIQUE DE LA LANGUE [FOI

C'est le plus petit inconvénient du monde que de demeurer court dans un sermon...; mais on ne laisse pas de s'étonner que les hommes, ayant voulu une fois y attacher une espèce de honte.,., s'exposent.... à en courir tout le risque. (II, 119.)

Quelques-uns consentiroient à voir une autre fois les ennemis aux portes de Dijon. (I, 368; voyez I, 872, /. 5.)

Tout à la fois :

Il pense et il parle tout à la fois. (II, 14.)

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