‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 565 sur 861 · MALIGNITÉ · texte numérisé non relu

MALIGNITÉ

Il faut être bien dénué d'esprit, si l'amour, la malignité, la nécessité n'en font pas trouver. (I, 214.)

MALIN, MALiG>E :

Ici (chez les grands) se cache une sève maligne et corrompue, sous l'écorce de la politesse. (I, 347.)

L'on n'exige pas des âmes malignes qu'elles aient de la douceur et de la souplesse. (II, 16.)

Je crois pouvoir protester contre tout chagrin, toute plainte, toute maligne interprétation. (I, 107.)

MALLE, panier de mercier de campagne :

Son père a pu déroger ou par la charrue ou par la houe, ou par la malle. (II, 164.)

MALOTRU, terme d'injure :

Si le financier manque son coup, les courtisans disent de lui : a C'est un bourgeois, un homme de rien, un malotru. » (I, 247.)

IMALPROPRETÉ :

L'on ne rougit point de sa malpropreté .^ qui n'est qu'une négligence pour les petites choses. (II, 33; voyez I, 70, L 11.)

Il ne leur épargne aucune de ces malpropretés dégoûtantes. (II, 55.)

MALTÔTIER, percepteur d'impôts, avec idée de mépris : L'homme docte est un savantasse, le magistrat im bourgeois ou un praticien, le financier un maltâtier, elle gentilhomme un gentillâtre. (II, 117.)

MANEGE, au propre et au figuré :

Un cheval de manège. (I, 187.)

Il y a quelques rencontres dans la vie où la vérité et la simplicité sont le meilleur manège du monde. (I, 334', voyez ibidem.^ n. go •, I, 342, l- 23.)

MANGER ; le manger, substantivement :

Il mange haut et avec grand bruit. (II, 55.)

Le vol, le chant, et le manger des oiseaux. (I, 82, note 2.)

Perdre le boire et le manger. (I, 278; voyez II, 54, «• 120.)

Page 1