‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 566 sur 861 · MANIEMENT · texte numérisé non relu

MANIEMENT

Le maniement des armes. (I, 86.)

MANIER, au propre et au figuré :

Il ne se sert à table que de ses mains -, il manie les viandes, les remanie, démembre, déchire. (II, 55.)

Il est aussi capable de manier deV argent que déporter les armes. (I, i53.)

Bernin n'a pas manié le marbre ni traité toutes ses figures d'une égale force. (II, 445.)

S'il monte un cheval que l'on lui a prêté, il le presse de l'cperon, veut le manier^ et lui faisant lairc des voltes ou des caracoles, il tombe lourdement et se casse la tête. (I, 86.)

2i8 LEXIQUE DE LA LANGUE [MAN

Maniez^ remaniez le texte. (II, 2o3.)

Celui-ci..., semble.... se rendre propre tout ce quil manie. {11^ 46i.)

Une satire fine et Ingénieuse, ouvrage fiicile à manier. (II, 443.)

Ce qu'il y a de plus beau, de plus noble et de plus impérieux dans la

raison, est manié par le premier (par Corneille). (I, 142.)

Un prédicateur devroit faire choix dans chaque discours d'une vérité

unique..., la manier à fond et lépuiser. (II, 235.)

La véritable grandeur se laisse toucher et manier. (I, 168.)

Il faudroit vous développer, vous manier.^ vous confronter avec vos

pareils, pour porter de vous un jugement sain et raisonnable. (I, 344.)

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