I. Le verso est chiffré
a. Sur un exempl aire de cette édition, nous trouvons marqués la date d'achat : ■« l3 octobre iGgS » et le prix d'acquisition: End hune lihrum mane, qui mihi constat quinquaginta assibas (5o sols, i. e. 2** 10 sols), via Jacnhxa.
La Bruyère, m, i 10
i46 NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
se serait pas mépris, croyons-nous, aussi souvent sur la date de la première impression de ses remarques.
Cartons: feuiiletsgS, 117, iSg, 147, 269, 271, 273, 807, Sog', 357, 383, 4^3, 4/5, 481*, 565, 643. — La page 446 est numérotée 646. Le feuillet 271 (nous venons de citer ce chiffre parmi les cartons) présente trois états différents dans les exemplaires que nous avons sous les yeux. Le texte est irréprochable dans quelques-uns, et il convient de remarquer que, dans ces exemplaires, le feuillet 271 n'a pas les apparences d'un carton : nulle solution de continuité ne Ta jamais séparé du feuillet correspondant (p. 281 et 282), et nul onglet, nul collage ne l'en a rapproché. Dans un grand nombre d'exemplaires, le feuillet 271 est, au contraire, un carton, et un carton où il se trouve soit deux fautes d'impression, soit une seule. Un premier carton en effet reproduit à la ligne 5 du verso (tome I, p. 291, ligne 3, n" 14) une faute de la 6^ édition : héritiers, au lieu à.' héritières^ et de plus la dernière ligne (n° 18) : perdre en frais de noces le tiers de la^ fait défaut. Sur un autre carton, l'on a rétabli, en serrant le texte, la ligne tombée, tout en conservant la faute héritiers. Deux conjectures nous semblent s'offrir pour expliquer cette singularité. Ou quelque accident survenu soit chez l'imprimeur soit chez le relieur a obligé le premier à remplacer un feuillet par un carton dans une partie de l'édition, et l'on a successivement tiré deux cartons, le premier ayant perdu une ligne; ou bien un feuillet primitivement imprimé, que nous ne connaissons pas, et contenant des fautes typographiques, a été remplacé successivement par un second carton portant héritiers et ayant une ligne de moins, puis par un troisième qui n'avait conservé que la faute héritiers^ enfin par un quatrième, celui-là Sans fautes, qui, cette fois, n'était plus d'un seul feuillet, mais de deux : le feuillet 271 et le feuillet 281; pour le dernier d'ailleurs, la composition est exactement la même dans ton; les exemplaires.
7 bis. — Les Caractères de Théophraste^ etc. Septième édition. Lyon, Thomas Amaulry. MDCXCIII, in-12.
i5 feuillets préliminaires non chiffrés; texte des Caractères de Théophraste et de la Briijère^ p. 1-587. — ^ feuillets non chiffrés pour la table et le privilège.
Cette édition, dont nous n'avons vu aucun exemplaire, est, à ce qu'il paraît, la réimpression de la 6« : voyez ci-dessus, n» 6, dernier alinéa.
S. — Les Caractères de Théophraste^ etc. Huitième édition, revue, corrigée et augmentée. Paris, Michallet. MDCXCIV, in-12.
Discours sur Théophraste^ 16 feuillets non chiffrés; Caractères de Théophraste^i p. i-52; Caractères de la Bruyère^ p. 53-7i6; Discours prononcé dans C Académie fra'/çoise^ p. i-XLiv •', — 4 feuillets non chiffrés pour la table et le privilège.
1. Il est demeuré sur ce carton deux fautes d'impression : « on est échet, quelquefois mal; » au moins une, mal, si l'auteur a écrit échet : voyez le Lexique.
2. La page ly'il-, sans signature, devrait avoir la signature X.
3. Le titre courant, en haut des pages, est, pour cette partie du volume : Discours à Messieurs de V Académie francoise.
II 20 caractères, dont 42 nouveaux; trois caractères des éditions précédentes ont reçu des additions.
Le Discours de réception à l\4cadémie^ qui avait déjà été publié tant par Coignard que par Michallet (voyez ci-après, p. i5i, n°^ 10 et 11), était pour la première fois joint à ime édition des Caractères^ et il y paraissait précédé d'une préface.
C'est, selon toute apparence, pour mettre fin au débat qui s'était élevé entre lui et Coignard, imprimeur de l'Académie, au sujet de la publication du Discours^ que Michallet crut devoir demander un nouveau privilège, bien que le sien fût valable jusqu'en 1697. Ce privilège, obtenu le 21 septembre 1693, et enregistré le 4 mars 1694, est ainsi conçu : « Notre bien amé Etienne Michallet nous a fait représenter qu'en vertu de nos lettres patentes du 8 octobre 1687 pour dix années, il auroit imprimé un livre intitulé : les Caractères de Théophraste...^ lequel il desireroit faire réimjjrimer avec des augmentations considérables faites par l'auteur, même y joindre la harangue qu'il a prononcée à l'Académie françoise. — A ces causes..., nous lui avons permis et continué, permettons et continuons par ces présentes d'imprimer et r'imprimer ledit livre et augmentations ci-dessus..., pendant le temps de dix années consécutives, à commencer du jour de l'expiration de nos précédentes lettres de permission »
Michallet obtenait ainsi un privilège qui ne devait prendre fin qu'en 1707.
L'impression commencée, la censure, a-t-on dit, le libraire, pensons-nous, voulut qu'une indication qui ne pût échapper à l'attention du lecteur lui signalât les remarques nouvelles de ce volume : on exigea qu'une main fût placée en marge de chacune des additions. La Bruyère s'y résigna,
La page 76, qui porte la première main et où la Bruyère annonce qu'elle est exigée de lui (voyez notre tome I, p. 124, note 2), est un carton •, il en est de même de quelques autres des feuillets où sont imprimées des mains (feuillets 281-282, 353-354, 429-43o) ; mais il n'en faut pas conclure que l'impression fût très-avancée quand l'on résolut de placer un signe à côté des nouveaux Caractères^ car les pages 77, III, 190, etc., qui ne sont pas des cartons, portent le même signe '.
Cartons : feuillets 75, i83, 287, 271 ou 281, 293, 353, 417^ (ou plutôt 423), 429, 4^7i 521, 535, 573.
Nous avons fait remarquer ailleurs (tome I, p. 171 , note 2 et p. 174, note i) qu'un certain nombre d'exemplaires de la 8° édition portaient deux variantes, qu'a relevées le premier M. Destailleur. Les variantes que la Bruyère a introduites ainsi dans deux passages ne se trouvent pas sur des cartons : une partie seulement du tirage de la feuille D était donc accomplie quand les corrections ont été faites.
Il est à noter que ces changements apportés à la 8« édition n'ont pas été reproduits dans la suivante, qui est revenue au texte de l'édition antérieure. La raison en est sans doute que l'imjjrcssion de la 9* édition se fit, sans qu'on y pi-ît garde, sur l'un des exemplaires non corrigés de la 8^.
1. A la page 77, par exception, la main, au lieu d'être imprimée en marge, remplace \e pied de mouche, en tête de l'alinéa. — Aux pages 429, 597 et 67S, une ninin a été omise, 'sa-; •^'i:'«''«
2. Une faute d'impression dans cette page, ligne 6 en remontant : « un chaise ».
i48 NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
9. — Les Caractères de Théophraste ^ etc. Neuvième édition, revue et corrigée. Paris, :Michallet. M DCC XVI [sic^ lisez : M DC XCVI), in-i2.
Discours sur Théophraste, i6 feuillets non cliiffrés; Caractères de Théopitraste p. 1-5 a; Caractères de la Bruyère^ p. 1-662 •, Discours à r Académie^ p. i-XLiv ;, table et privilège, 3 feuillets non chiffrés.
L'auteur mourut le ir mai 1696, alors que l'on achevait l'impression de cette édition. « La 9^ édition des Caractères de Théo— phraste a paru peu de jours après la mort de M. de la Bruyère, qui en est l'auteur, » écrit Basnage dans les Nouvelles de la République des Lettres, n° de mars, avril et mai 1696, p. 421. Nous trouvons dans une clef manuscrite (voyez tome I, p. 898) une indication qui s'éloigne peu de celle de Basnage : La g^ édition, y dit-on, « a paru trois semaines ou un mois » après la mort de la Bruyère.
Quelle que soit la date de la mise en vente, cette édition a été véritablement revue et corrigée, ainsi que l'annonce le libraire sur le titre. Tel a été le sentiment de MM. Walckenaer', Destailleur, Asse— liueau, L. Lacour de la Fijardière, etc., mais non de tous les critiques *.
La 9« édition, à la vérité, ne contient pas de remarque nouvelle-, elle compte un peu plus de fautes d'impression et de fautes évidentes^ que les éditions antérieures; quelques variantes, une ou deux suppressions de mots, par exemple, peuvent être imputées à la distraction des imprimeurs plutôt qu'aux corrections de l'auteur. C'est de l'ensemble de ces considérations sans doute que l'on a conclu que la dernière édition revue et corrigée par la Bruyère est la 8«. 11 n'est pas douteux pour nous que la Bruyère, de sa propre main, introduisit dans cette 9° édition un assez grand nombre de variantes*, et qu'il a pu en lire, sinon peut-être la dernière feuille, du moins l'une des dernières. L'insertion de quatre cartons , et particulièrement celle de deux d'entre eux, serait un témoignage suffisant de la révision de l'auteur, qu'attestent, par surcroît, beaucoup d'autres corrections d'une incontestable authenticité. Ces car-