Yoj'ez l'édition de Walckenaer, p. 87 et surtout
2. Voyez rAvertisseinent d'Auger, placé en tête de l'édition de i823, mentionnée ci-après, p. 162, n" 78, et reproduit en tète de celle de 1872, rangée plus loin, p. 171, sous le n" i4o, et aussi la Comédie de la Bruyère, par M. Ed. Fournier, 2^ partie, p. 495. — Walckenaer a constaté que, tout en prétendant reproduire le texte de 1694, l'éditeur de 1823 a adopté les fautes introduites par Coste; nous pourrions aussi montrer que l'éditeur de 1872 a plus d'une fois accueilli dans son texte les variantes de la g" édition.
3. Voyez tome I, p. 37, note 7; p. 58, note 3 ; p. 82, note 4; p. 187, note i ; p. 222, note i; p. 227, note i ; p. 278, note 2; p. 321, note 2; tome 11, p. 62, note 4; P- 92, notes i et 2; p. 127, notes 2 et 3 ; p. 243, note i ; p. 230, note 2; p. 260, note 3; p. 264, note 2. — La Bruyère corrigeait, on le comprend, avec moins d'attention, les dernières éditions : telle faute d'impression les a traversées de la 6* à la 9* inclusivement, comme, par exemple, le mot nionotomie, à la 16'^ remarque du chapitre de la Chaire.
4. Voyez tome I, ]>. 76, note i ; p. 128, note 5; p. i3o, note i; p. i32, note 4; p. 176, note 2; j). 208, note 4; p- 295, note 3; p. 3i5, note i ; p. 328, note 3; p. 342, note 2; tome 11, p. 74, note i; p. 139, note i ; p. l5g, note 2 ; p. 252, note 2; p. 261, notes 4 et 5 ; p. 262, note i ; p. 438, notes i et 2 ; p. 444» 1°'^ 6i p. 45 ij note I, etc. Parmi ces variantes, dont nous pourrions étendre la liste, le plus grand nombre sont, de toute certitude, des corrections de la Bruyère, et prouveront, aux yeux de tous, qu'il n'est pas exact que la 9= édition ait paru « sans retouches. »
DES ŒUVRES DE LA BRUYÈRE. i49
tons sont les feuillets 3, 233, 641 et 647 des Caractères de la Bruyère. Le premier et le dernier n'ont eu d'autre objet que de faire disparaître des fautes d'impression : nulle autre différence entre le texte qu'ils portent et celui de la 8^ édition; mais déjà n'est-il pas vraisemblable que c'est l'auteur, et non l'imprimeur, qui a juge' nécessaire la composition de ces deux cartons? La réimpression du feuillet 233 a eu pour but la légère amélioration d'une phrase que la Bruyère avait trouvée suflisamment correcte dans la 7*^ édition et dans la 8<=. Michallet, livré à lui-même, l'aurait sans nul doute laissée reparaître dans la 9», si la Bruyère n'avait demandé un carton lorsque la feuille déjà imprimée et tirée passa sous ses yeux. La réimpression du feuillet 641-642 démontre encore plus clairement l'intervention de l'auteur. Comme nous l'avons fait remarquer au tome II, p. 261, notes 4 et 5, et p. 262, note i, il avait laissé se glisser des erreurs de calcul dans les considérations astronomiques qu'il avait ajoutées a la 7" édition, La 8« les avait maintenues, et elles eussent reparu dans la ge, si l'auteur ne les avait rectifiées dans un carton ajouté à la feuille Dd, p. 642 de cette édition.
A la suite du cahier Dd, le volume contient encore les cahiers E e, F f et G g (ce dernier de 8 feuillets) : on y trouve çà et là des retouches de l'auteur, mais elles sont antérieures au tirage et ne témoignent plus d'iuie révision postérieure à Timpression , comme le fait le cahier D d, muni des deux cartons 461 et 467. Ainsi donc, aux premiers jours de mai 1696, l'édition était certainement imprimée, moins peut-être les trois dernières feuilles.
On raconte au sujet de cette g^ édition une anecdote que nous ne saurions accueillir avec confiance. Après la publication de la 8", la Bruyère, dit-on, avait préparé une édition nouvelle, qui n'eût pas été une simple réimpression \ mais, à sa mort, ses héritiers, mécontents du peu de libéralité du libraire Michallet envers l'auteur des Caractères^ refusèrent de lui communiquer l'exemplaire où la Bruyère avait inscrit ses additions et ses remaniements. On trouve dans des catalogues de bibliothèque le rappel de cette historiette, destinée à rehausser le prix de la 8^ édition. Dans sa Comédie de la Bruyère (2^ partie, p. 496-497), tout en ne l'exposant qu'avec réserve et sous une forme conjecturale, M. Fournier lui a prêté son autorité. Le point de départ de cette anecdote paraît être une note du Catalogue de la bibliothèque de M. Kastner de Bdle, publié en i844 par VAlliance des Arts (in-S", 2« partie, p. 8, n» 4°), "o^^ ^^^ M. Paul Lacroix, qui en est l'auteur, me signalait obligeamment, il y a quelques années. Après avoir très-justement reproché aux éditeurs des Caractères de ne pas recourir aux impressions originales (l'édition Walckenaer n'avait pas encore paru), M. Lacroix ajoutait : « jSous avons vu chez un vieil amateur de Choisy-le-Roi un exemplaire portant des annotations et une préface manuscrite de la Bruyère. » Qu'est devenu cet exemplaire, et comment le bibliophile qui le possédait, et qui attribuait ses annotations à la Bruyère, l'a-t-il laissé s'égarer ou tomber dans l'oubli?
Nous serions heureux qu'il se retrouvât et que, contrairement a nos prévisions, l'authenticité de ses annotations pût être démontrée * ; mais nous rappellerons que la 9« édition s'est imprimée du vivant de la Bruyèi-e, et qu'il ne s'en est pas désintéressé, bien que,
I. En i844î à l'époque où Af. Lacroix notait un souvenir déjà lointain, on ne connaissait pas encore récriture de la Bruyère.
i5o NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
distrait pai- la composition d'un nouvel ouvrage (voyez tome II, p. Sag), il n'en ait ])as relu attentivement toutes les épreuves. Pourquoi n'amait-il pas livré à Michallet son exemplaire préparé pour une réimpression, comme il lui avait donné en 1694 la copie de son Discours à l''y4caclémie et la préface de ce Discours ?
Le texte de la 9^ édition a été reproduit dans celles de MM. Destailleur, Asselineau, L. Lacour : voyez ci-après, p. ifiS, 170, 171.
Il a paru à Lyon, chez Thomas Amaulry, une réimpression de cette dernière des éditions préparées par la Bruyère : nous n'en avons rencontré aucun exemplaire, et M. Guigne, qui a bien voulu nous envoyer la liste des éditions anciennes des Caractères que contient la Bibliothèque de Lyon, en a fait la recherche en vain ; mais l'existence de la 9« édition de Lyon est démontrée par l'impression d'une Clef qui s'y réfère : voyez ci-ajjrès, p. i53, n° i3.
h) Discours à VAcadémie française.
La Bruyère prononça le i5 juin lôgS son discours à l'Académie.
La préface qu'il a mise en tête de ce Discours dans la 8^ édition àes Caractères^ publiée en 1694, fait allusion (voyez tome II, p. 4^4) à un procès qu'engagèrent deux libraires, qui ne peuvent être que Coignard et Michallet, au sujet de l'impression de cette harangue. Nous ne saurions dire avec certitude si ce procès, bientôt abandonné, ou plutôt si la procédure \yAY laquelle on l'entama, suivit ou précéda la publication du Discours qui fut faite en ifigS, sous format in-4°, tant par Michallet que par Coignard, imprimeur de l'Académie. La famille Coignard obtenait, le 2 juillet 1693, un privilège « pour l'impression des discours de prose et pièces de vers qui ont déjà été imprimés » ou « que l'Académie voudra faire imprimer à l'avenir, tant de par elle que dans les réceptions d'Académiciens. » Le 6 juillet, le privilège était enregistré à la chambre syndicale des imprimeurs *, et le discours paraissait peu de jours après, « avec privilège. » La librairie Michallet, d'autre part, imprima le même discours « avec permission. » Ce fut sans doute à la suite de ces deux publications que s'éleva le conflit signalé })ar la Bruyère : il se termina par im accommodement. Il est vraisemblable que le privilège du 7.1 septembre 1693^, qui autorisa Michallet à comprendre le discours dans les éditions des Caractères^ en fut la conclusion.
Dans le no du 10 août 1693, le Journal des Savants rendait compte des trois discours prononcés à l'Académie, le i5 juin, par MM. Bignon, la Bruyère et Charpentier, et publiés par la librairie Coignard. Il louait les trois harangues : « Ces trois discours, disait-il, quoique différents dans leur style et dans leur caractère, peuvent être proposés comme
des modèles d'éloquence Le discours de M. de la Bruyère est d'une
juste étendue et chargé d'un grand nombre de portraits ^. » (P. 366-368.)
I. Bibliothèque nationale, département des Manuscrits, Librairie, registres des privilèges.
a. Même registre.
3. Vo3ez tome 11, p. 433-436. Voici le passage de la lettre de Galland auquel nous avons fait allusion p, 434 : « On vous aura mandé la réception en même temps, à l'Aca-
DES ŒUVRES DE LA BRUYERE. i5i
Ce serait le seul témoignage favorable que nous pourrions extraire des {locuments contemporains, si Bayle n'en avait fait un éloge plus explicite dans l'une des lettres, adressées soit à J. A. Turretini soit à Janicon, avocat au parlement de Paris, que doit publier M. de Budé, et sur lesquelles M. Janet a lu, le 17 avril iSyS, une intéressante Notice devant l'Académie des sciences morales et politiques.
« Il m'a prêté, écrit Bayle en parlant d'un personnage dont nous ignorons le nom, le discours de M. de la Bruyère, prononcé à l'Académie le jour de sa réception. Je ne sais pas ce que les connoisseurs en disent; mais, pour moi, je l'ai trouvé tout à fait beau. C'est un style d'un tour fort singulier, et qui, sans être selon toutes les règles du dégagement des périodes et des équivoques de nos nouveaux grammairiens, est plein d'idées qui, en peu de mots, enferment de grands objets.... Souffrez que je m'explique mieux et que je vous prie de m'apprendre qui est et ce que fait 31. de la Bruyère. » [Séances el travaux de f Académie des sciences morales et politiques^ juin iSyS, p. 769-)
L'article le jjlus important qui ait été consacré à la harangue de la Bruyère, celui du Mercure galant^ est rejiroduit ci-après, p. iga-igS.
Le discours de la Bruyère à l'Académie a pris place, à partir de la 8^, dans toutes les éditions des Caractères^ précédé de la préface. D'autre part, il a été inséré sans préface dans tous les recueils des harangues prononcées par les membres de l'Académie française *, ainsi que dans les réimpressions qui en ont été faites à l'étranger*.
10. — Discours prononcez dans l'Académie françoise, à la réception de Monsieur l'abbé Bignon, et de Monsieur de la Bruyère, le lundy quinzième juin M DC LXXXXIIL Paris, Vve de J. B. Coignardet J. B. Coignard fils, M DCLXXXXIII, avec privUege de Sa Majesté, in-4° de 4 3 pages.
11. — Discours prononcé dans l'Académie françoise par M', de la Bruyère, le lundy quinzième juin ]M DC XCIII, jour de sa réception. Paris, E. Michallet, M DC XCIII, avec permission, in-4» de 20 pages.
c) Dialogues sur le quiélisme.
Les Dialogues que l'on a attribués à la Bruyère, et dont il nous semble
demie françoise, de M. l'abbé Bignon et de M. de la Bruière, et la différence de la hai;ingiie de l'un et de l'autre. La harangue de M. l'abbé Bignon a répondu à ce qu'on attendoit de lui; mais celle de M. de la Bruière ne correspondit pas à ses Caractères . » (Bibliothèijue nationale, Fonds français, n° 9362 (et non gSÔS, comme nous l'avons imprimé à tort au tome H, p. 434, note 3), lettre 90.
1 . Recueil des pièces d'élcquence et de poésie qui ont remporté les prix donnés par l^ Académie française en l'année l6y3, avec plusieurs discours qui ont été prononcés dans l'Académie, Paris, J. lî. Coignard, 1693, in-12; Recueil des harangues prononcées par Messieurs de P Académie françoise, Coignard, Paris, 169S, in-4", p. 63S-648; et 1714, in-12, tome II, p. 41 3-428. — Le portrait du cardinal de Ilichelieu, extrait du Discours, a été reproduit dans le Choix de discours de réception à V Académie Jrançoise y publié par L. Boudon, Paris, 1808, in-8°, tome 1, p. 56.
2. Discours^ harangues et autres pièces de Messieurs de fAcadémie françoise, Amsterdam, G. Gallet, tome II, p. 122 et suivantes.
i52 NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
être l'auteur pour partie, ont été achevés et publiés par l'abbé du Pin en 1698. Nous ne reviendrons pas sur la dissertation et les détails que contient la Notice placée en tète de ces Dialogues (tome II, p. 629 et suivantes).
Dans le n° de septembre i6g8 (p. 425), VHistoire des ouvrages des savants annonçait la publication, par les soins de l'abbé du Pin, d'un « ouvrage posthume de M. de la Bruyère, d'un même dessein que les Caractères et Mœurs de ce siècle.... Ce sont des dialogues, ajoutait Basnage. Il y parle du quiétisme, car tout le monde en parle aujourd'hui. »
La publication faite, Basnage s'empressait de la signaler : « M, du Pin, disait-il dans son n° de décembre 1698 (p. 55o), a fait imprimer sept dialogues posthumes du sieur de la Bruyère sur le quiétisme. Il y en a deux autres qui sont de M. du Pin lui-même. C'est pour tourner le quiétisme en ridicule, en poussant et peut-être aussi en outrant les conséquences. »
Il fut rendu compte des Dialogues dans le Journal des Savants, n» du 5 janvier 169g, p. 10, et dans les Nouvelles de la République des Lettres.^ n° de juillet 1699, p. 3o.
Voyez au sujet des Dialogues sur le quiétisme.^ dans The Saturday Revlew, n» du 9 octobre 1869 (p. 483 et 484), u» article dont notre édition a été Toccaslon.
12. — Dialogues posthumes du sieur de la Bruyère sur le quiétisme. Paris, C. Osmont, MDCXCIX, in-12.
L'approbation des docteurs de la Faculté de théologie de Paris, datée du 2 décembre 1698, est signée : Blampignon, curé de Saint- Merry, et Hideux, curé des Saints-Innocents.
Le privilège, daté du 3o juin 1^98, obtenu par le sieur *** (Desprez), qui le cède au libraire Osmont, et enregistré le 16 septembre, est accordé pour huit années. L'achevé d'imprimer est du 5 décembre 1698.
Le nom de la Bruyère, qui figure dans le privilège, dans l'approbation, et qui est imprimé en toutes lettres dans l'Avis au lecteur et dans la Préface, ne devait point, tout d'abord, être livré au public : Dialogues posthumes du sieur de la iJ***^ etc., tel est le titre imprimé en tête de la page i.
Sur quelques remaniements introduits pendant le tirage, voyez tome II, p. 539, note i.
Il en parut la même année une contrefaçon : voyez tome II, p. 542, note I.
B. ÉDITIOÎTS POSTHtraiES.
Un certain nombre d'éditions des Caractères, surtout de celles qui ont paru en Hollande, ont été préparées sans soin. Elles contiennent trèssouvent, comme étant de la Bruyère, quelques imitations que personne ne pouvait sérieusement lui attribuer, et se trouvent jointes, parfois, à des volumes imprimés à des dates différentes, et mal à propos réunis par le relieur, avec des faux titres inexacts. Ces supercheries ne nous ont pas permis d'établir une bibliographie sans erreurs et sans lacunes ; mais
DES ŒUVRES DE LA BRUYERE. i53
il eût été de peu d'intérêt de relever complètement, et avec une minutieuse précision, toutes les éditions posthumes des Caractères.
15. — Les Caractères de Théophraste^ etc. Neuvième édition. La Haye, Adr. Moetjeiis, 1696, in-12.
Cette édition, dont nous n'avons vu aucun exemplaire, a été réimprimée en 1698, sous le titre de io« édition. Elle est accompagnée d'une clef, qui, dans la réimpression de 1698, où se trouvent indiquées à la fois la pagination de la 9° édition de Paris et celle de la 9« de Lyon, se compose de 24 P'iges, numérotées 1-24.
14. — Les Caractères de Théophraste^ etc. Bruxelles, 1697, 2 tomes en I vol. in-i2.
13. — Les Caractères de Théophraste^ etc., par M. de la Bruyère, de l'Acade'mie françoise, et la clef, en marge et jiar ordre alphabétique. Paris, Michallet, 1697, 2 vol. in-12. (Avec frontispice gravé.)
Contrefaçon, contenant le discours à l'Académie et l'éloge de la Bruyère prononcé par l'abbé Fleury à l'Académie française. Cette édition a été réimprimée en 1700.
16. — Les Caractères de Théophraste^ etc. Dixième édition. Paris, Michallet, 1699, in-12.
C'est la dernière édition de la librairie Michallet. Etienne Michallet mourut peu de temps après la publication. Sa veuve fit paraître en 1700 la Suite des Caractères (voyez ci-après, p. 184, n» 25), mais n'imprima aucune édition des Caractères de la Bruyère. Son successeur fit cession du privilège sans en user lui-même. Voyez ci-après, n° 2t.
La librairie Amaulry, de Lyon, publia une réimpression de la 106 édition des Caractères.
17. — Les Caractères de Théophraste^ etc. Dixième édition, revue, corrigée et augmentée. Paris, Michallet, 1699, in-12. — Contrefaçon.
Une clef, imprimée sur un cahier de 24 pages et paginée i à 22, a été, dans beaucoup d'exemplaires, jointe à cette édition ; c'est la clef préparée pour les 9'=s éditions de Paris et de Lyon (voyez ci-dessus, n° 9). Elle s'applique également aux io«^ éditions de Paris et de Lyon, mais nullement à cette édition-ci, bien qu'elle y ait été souvent jointe •, les renvois ne s'accordent pas avec sa pagination. Nous avons mentionné cette clef au tome I, p. 899.
18. — Les Caractères de Théophraste^ etc., par M. de la Bruyère, ^ de l'Académie françoise, et la clef, en marge et j)ar ordre alphabétique, Paris, Michallet, 1700, 2 vol. in-12. — Contrefaçon.
19. — Les Caractères de Thcophraste^eic.^ par M, delà Bruyère, de l'Académie françoise, et la clef, en marge et par ordre alphabétique. Nouvelle édition, augmentée. Paris, Michallet, 1700, 2 vol. in- 1 2 .
i5't NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
Cette édition diffère de la précédente-, la clef n'est pas la même. Le tome II contient, avec une pagination distincte, sous le titre de Suite des Caractères de Théophraste et des Pensées de Pascal (Paris, Michallet, 1699), Touvrage indiqué ci-après, p. 184, n" 25.
20. — Les Caractères de Théophraste^ etc. Amsterdam, Marteau, 1701-1702, 3 vol. in-i2.
Première édition comprenant la Défense de la Bruyère et de ses Caractères contre les accusations et objections de Figneul-Marville ^Y^ârCoste. Voyez ci-après, p. 198, n" 6. Le 3* volume comprend, sous le titre de Suite des Caractères de Théophraste^ le livre de Brillon intitulé : Ouvrage nouveau dans le goût des Caractères de Théophraste, etc. (voyez ci-après, p. 182, n" 20) \ relié à la suite des deux volumes de cette édition, il n'y est rattaché par aucun titre ou faux titre.
21. — Les Caractères de Théophraste^ et la Suite ^ traduits du grec, avec les Caractères ou les Mœurs de ce siècle. Onzième édition. Lyon, Hilaire Baritel, i7o3,in-i2.
Avec portrait, non signé, et la clef de la 9' édition. La Sidte a un titre spécial et une pagination particulière.
Le portrait est ime mauvaise reproduction du portrait de Saint- Jean.
Le privilège du 9 juin 1699, pour huit années à partir de l'expiration du privilège précédent (lequel avait été donné le 24 septembre 1693 pour dix années), a été cédé par Delespine, acquéreur du fonds de librairie et imprimerie de Micballet, à H. Baritel, libraire à Lyon, « suivant l'accord fait entre eux à Paris, le 18 août 1702. »
22. — Les Caractères de Théophraste^ etc., par M. de la Bruyère, de l'Académie françoise, et la clef, en marge et par ordre alphabétique. Nouvelle édition, augmentée. Paris, Michallet, 1708, 1 vol. in-i2. — Contrefaçon.
25. — Les Caractères de Théophraste^ etc., par M. de la Bruyère, de l'Académie françoise, et la clef, en marge et par ordre alphabétique. Nouvelle édition, augmentée. Amsterdam, G. de Graf, 1708, 1 vol. in-i2.
24. — Les Caractères de Théophraste^ etc., par M. de la Bruyère, de l'Académie françoise, et la clef, en marge et par ordre alphabétique. Nouvelle édition augmentée. Paris, Michallet, 17TO, 2 vol. in-i2.
Autre édition en 1720, Paris, Michallet, 3 vol. in-12. L'une et l'autre sont des contrefaçons.
23. — Les Caractères de Théophraste, et la Suite ^ traduits du grec, avec les Caractères ou les Mœurs, etc. Douzième édition, revue, corrigée et augmentée par l'auteur. Lyon, par la Société, 1712, avec privilège du Roi, 2 vol. in-12.
Les sociétaires sont Girln, Boudet, Declaustre, Deville, Delaroche. La Suite, qui n'est pas accompagnée du portrait, est celle qu'a publiée en 1700 la librairie Michallet : voyez ci-après, p. 184, n» aS.
DES OEUVRES DE LA. BRUYERE. i55
26. — Les Caractères de Théophraste^ etc. Onzième e'dition. Paris, Michel-Édenne David, 1714, 2 vol. in-12.
Cette édition, qui ne porte pas le nom de l'auteur, devait ne former qu'un volume, à en juger par le titre du tome I. Les derniers chapitres et le Discours ayant été rejetés dans un second volume, l'éditeur y a joint, avec une pagination distincte et sans le portrait de la Bruyère, la Suite des Caractères publiée en 1 700 (voyez ci-après, p . 1 84, n" 2.5). Le faux titre de cette Suite ^ imprimé avec la date 171 5, est placé en tête de ce second volume.
Le texte des Caractères de la Bruyère est suivi du privilège accordé pour dix-huit ans à J. B. Delespine, le i" mars 1707, et permettant, à certaines conditions, la réimpression de divers ouvrages, parmi lesquels les Caractères; le 19 février 171 4, Delespine transporta à David fils ses droits sur le livre de la Bruyère.
27. — Les Caractères de Théophraste^ etc. Douzième édition . Lyon, Boudet, Declaustre, Deville et Delaroche, 1716, 2 vol. in-12. (Avec portrait gravé par Seraucourt.)
Sur le faux titre du premier volume : « Les Caractères^ etc., par M. de la Bruyère, de l'Académie françoise. Nouvelle édition. »
Le privilège est celui de Delespine (i<!''mars 1707), cédé à Baritel, et rétrocédé à Declaustre et Delaroche. Les deux premiers volumes sont peut-être empruntés, avec titres et faux titres nouveaux, à l'édition de 171 2, n" 25, que nous ne connaissons que par une note qu'a bien voulu nous envoyer de Lyon M. Guigue. Le second comprend, après l'Eloge de la Bruyère par l'abbé Fleury, la Suite apocryphe publiée en 1700 par la veuve Michallet. Deux autres tomes, publiés à Amsterdam par Jean Elzevir, sont d'ordinaire reliés à la suite de cette édition, et présentés comme en faisant partie. L'un contient, sans le titre, le Tliéopltraste moderne, de Brillon , l'autre VOui'rage nouveau dans le goût des Caractères de Théopliraste et des Pensées de Pascal : voyez ci-après, p. 182, n" 20,
28. — Les Caractères de Théophraste^ etc., par M. de la Bruyère, avec la clef, en marge. Edition augmentée de la Défense de la Bruyère, par Coste. Amsterdam, Wetstein, 1720, 3 vol. in-12. (Avec frontispice de B. Picart.)
Cette édition semble être, dit Brunet, une réimpression de celle d'Amsterdam (1701-1702, voyez ci-dessus, n° 20), où parut pour la première fois la Défense de la Bruyère et de ses Caractères,
Voyez sur cette édition le Journal littéraire de Vannée 1720, la Haye, 1722, tome XI, ii^o partie, p. 26.
29. — Les Caractères de Théophraste^ etc. Paris, David, 1725, 2 vol. in-12.
D'après le catalogue Labltte (i8fi8), cette édition en 2 volumes contient \a Suite des Caractères de Théopliraste {\oyez ci-après, p. 184, n" 2 5), et cette 5M(Ve, en effet, figure à la table des matières. L'exemplaire que nous avons sous les yeux, formé de deux tomes reliés en un volume, ne renferme que les Caractères de la Bru)ère^ suivis d'une table analytique des matières, la première qui accompagne une édition de la Bruyère, et d'une clef, dont nous avons fait usage dans nos commen-
i56 NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
taires. La table et la clef sont divisées en deux parties, comme l'édition l'est en deux tomes, et les deux parties ont une pagination distincte.
Cette édition, publiée par David, est accompagnée d'un privilège daté du i4 décembre 1724 et accordé pour huit années. Les exemplaires sont, il semble, devenus rares.
50, — Les Caractères de Théophraste ^ etc., par M. de la Bruyère (avecla clef), Amsterdam [Trévoux]^ 1726, 2 vol. in-12.
Catalogue des livres de M. Ga'ignat^ 17*^9, tome I, n» 857.
31. — Les Caractères de Tliéopliraste^ etc., par M, de la Bruiere [sic]^ de l'Académie françoise. Nouvelle édition, augmentée de la clef et de trois tables très-amples, rédigées par ordre alphabétique. Amsterdam, David Mortier, 1726, 3 vol. in-12. (Avec portrait gravé par Drevet, d'après Saint- Jean.)
Autre édition en 1729, Amsterdam, 2 vol. in-12, avec le même portrait. Divers catalogues notent une édition de î73i, Amsterdam, 3 vol. in-12.