Voyez ci-après, p. 43, note
2. Dans le grec w^ àÇioi -^z-^ovaGiv ol r:upo{. Avec Politien et Furlanus, la Bruvère prête ici le sens de cher au motdcÇioç, par lequel Casaubon, Bénévent et les autres traducteurs entendent, au contraire, « vendu à bon marclié. » C'est ce dernier sens qu'on attribue généralement aujourd'hui à cet adjectif, mais plusieurs hellénistes du seizième et du dix-septième siècle ne croyaient devoir le lui donner que pai' exception, comme fait un peu plus loin la Bruyère lui-même, à l'exemple, cette fois encore, de Furlanus, dans l'un des chapitres que n'a point traduits Politien {r.epï Mt[v!^i[t.oiçia<;y de CEsyrit chagrin: voyez p. 67 et 68). — La 8^ édition porte : « la cherté de blé. »
\iy LES CARACTÈRES DE THÉOPHRASTE.
printemps^ où commeDcent les Bacchanales*, la mer devient navigable^; qu'un peu de pluie seroit utile aux biens de la terre, et feroit espérer une bonne récolte; qu'il cultivera son champ l'année prochaine, et qu'il le mettra en valeur ; que le siècle est dur, et qu'on a bien de la peine à vivre. Il apprend à cet inconnu que c'est Damippe ' qui a fait brûler la plus belle torche devant l'autel de Gérés à la fête des Mystères * ; il lui demande combien de colonnes soutiennent le théâtre delà musique', quel est le quantième du mois ; il lui dit qu'il a eu la veille une indigestion ; et si cet homme à qui il parle a la patience de l'écouter, il ne partira pas d'auprès de lui : il lui annoncera comme une chose nouvelle que les Mystères' se célèbrent dans le mois d'août, les ^paturies'' au mois d'octobre; et à la campagne, dans le mois de décembre, les Bacchanales*. Il n'y a avec de si grands causeurs qu'un parti à prendre, qui est de fuir', si l'on
1. Premières Bacchanales, *qui se célébroient dans la ville. (Note de la Bruyère.)
2. Ménage a cherché querelle à la Bruyère sur la manière dont il avait traduit cette phrase. Voyez dans le tome II, parmi les Lettres^ la réponse que lui fit la Bruyère.