Var. (édit. 1-3) : de si sale commerce
5. « Berlandier ou hrelandier ^^ouenr de profession qui fréquente les berlans. » {Dictionnaire de Fnretière.)
d'eux la moindre partie de ce dont il s'agit; et \ous remarquerez qu'ils choisissent pour cela des jours d'assemblée publique, où il y a un grand concours de monde, qui se trouve le témoin de leur insolence. Toujours accablés de procès, que l'on intente contre eux ou qu'ils ont intentés à d'autres, de ceux dont ils se délivrent par de faux serments comme de ceux qui les obligent de comparoître, ils n'oublient jamais de porter leur boîte* dans leur sein, et une liasse de papiers entre leurs mains. Vous les voyez dominer parmi de vils praticiens, à qui ils prêtent à usure, retirant chaque jour une obole et demie de chaque dragme^; fréquenter les tavernes', parcourir les lieux où Ton débite le poisson frais ou salé, et consumer ainsi en bonne chère tout le profit qu'ils tirent de cette espèce de trafic*. En un mot, ils sontquerelleux et difficiles, ont sans cesse la bouche ouverte à la calomnie, ont une voix étourdissante, et qu'ils font retentir* dans les marchés et dans les boutiques.
1. Une petite boîte de cuivre fort légère, où les plaideurs mettoient leurs titres et les pièces de leur procès. [Note de. la Bruyère.) — Casaubon dit « de cuivre ou de terre cuite. » Une scolie grecque qui se trouve dans plusieurs manuscrits de Théophraste dit seulement « de cuivre, » comme la Bruyère.
2. Une obole étoit la sixième partie d'une dragme, {Note de la Bruyère.) — La Bruyère écrit partout dragme, et non pas drachme.