‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 156 sur 373 · Dans les quatre premières éditions : un épltaphe · texte numérisé non relu

Dans les quatre premières éditions : un épltaphe

4. Cette île portoit de petits chiens fort estimés. ÇNote de la Brujère.) — Plusieurs passages de Strabon, Pline, Lucien, Athénée et d'autres auteurs témoignent en effet de la célébrité des chiens de Mélite. D'après quelques interprètes, cette île de Mélite serait l'île de Méléda du golfe Adriatique, et non l'île de Malte; mais nous pensons qu'ils se trompent. En raison même de la place où Strabon mentionne les chiens de Fîle de Mélite [Geo^ra^hie, livre VI, chapitre xxxii), l'on ne peut douter qu'il n'entende parler de l'île de Malte; c'est donc à bon droit que la plupart des érudits du dixseptième siècle ont pu opposer son témoignage à celui de Pline (livre III, chapitre xxx), qui, sur la foi de Callimaque, fait de Mélite l'île de Méléda. Casaubon ne se prononce pas, non plus que Ménage dans son Diogène Laërce (1692, tome II, p, 247)-

de la qualité des victimes qu'il a immolées. Alors, levétu d'une robe blanche, et couronné de fleurs, il paroît dans l'assemblée du peuple : « Nous pouvons, dit-il, vous assurer, ô Athéniens , que pendant le temps de notre gouvernement nous avons sacrifié à Gybèle, et que nous lui avons rendu des honneurs tels que les mérite de nous la mère des Dieux : espérez donc toutes choses heureuses de cette déesse. » Après avoir parlé ainsi, il se retire dans sa maison, où il fait un long récit à sa femme de la manière dont tout lui a réussi au delà même de ses souhaits * .

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