‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 161 sur 373 · Var. (édit. i) : lui qui parle · texte numérisé non relu

Var. (édit. i) : lui qui parle

2. A l'imitation de Casaubon ft de la plupart des interprètes et des comme ntateurs, la Bruyère a substitué le nom d'Alexandre à celui d'Evandre, que donnent, paraît-il, tous les manuscrits.

3. Ici toutes les éditions donnent bien : « tout enrichis. » Comparez plus haut, p. 43, note i, et p. 44, i^ote 2.

4- C'étoit contre l'opinion commune de toute la Grèce. [Note de la Bruyère.) — L'idée exprimée dans cette note est contenue implicitement dans le texte même de Théopliraste, où on lit: à[;.cpio6r]Tr^aai, que Casaubon traduit par dissentlentibus al'iis contendet.

5. L'un des capitaines d'Alexandre le Grand, et dont la famille régna quelque temps dans la Macédoine. ÇNote de la Bruyère.)

6. Parce que les pins, les sapins, les cyprès et tout autre bois propre à construire des vaisseaux, étoient rares dans le paysattiqiie, l'on n'en permettoit le transport en d'autres pays qu'en payant un fort gros tribut. [Note de la Bruyère.)

7. Les huit premières éditions portent : ff jusques à. » — Pour les variantes de ce genre, voyez le Lexique; nous ne les relèverons plus dans les notes.

8. Un talent attique, dont il s'agit, valoit soixante mines attiques; une mine, cent dragmes; une dragme, six oboles. Le talent attique

LES CARACTÈRES DE THÉOPHRASTE. -ij

fait prendre des jetons, compter le nombre de ceux à qui il a fait* ces largesses; et quoiqu'il monte à plus de six cents personnes, il leur donne à tous des noms convenables; et après avoir supputé les sommes particulières qu'il a données à chacun d'eux, il se trouve qu il en résulte le double de ce qu'il pensoit, et que dix talents y sont employés, « sans compter, poursuit-il, les galères que j'ai armées à mes dépens, et les charges publiques que j'ai exercées à mes frais et sans récompense. » Cet homme fastueux va chez un fameux marchand de chevaux, fait sortir de l'écurie les plus beaux et les meilleurs, fait ses offres, comme s'il vouloit les acheter. De même il visite les foires les plus célèbres, entre sous les tentes des marchands, se fait déployer une riche robe, et qui vaut jusqu'à deux talents ; et il sort en querellant son valet de ce qu'il ose le suivre sans porter de l'or sur lui^ pour les besoins où Ton se trouve. Enfin, s'il habite une maison dont il paye le loyer, il dit hardiment à quelqu'un qui l'ignore que c'est une maison de famille et qu'il a héritée de son père; mais qu'il veut s'en défaire, seule-

valoit quelques* six cents écus de notre monnoie. (Note de la Bruyère.) — L'estimation de la Bruyère, qui évalue le talent attique, celui dont il était fait le plus fréquent usage, à quelque six cents écus, c'est-à-dire à dix-huit cents livres environ, est fort au-dessous de celle qui est admise de nos jours, et qui en porte la valeur à cinq mille cinq cent soixante francs quatre-vingt-dix centimes, du temps de Périclès. On pense que cette valeur se conserva jusqu'à la fin du troisième siècle avant Jésus-Christ. A cette époque même, le talent représentait encore une somme de beaucoup supérieure à celle que dit la Bruyère: on l'évalue à cinq mille deux cent vingt-deux francs quarante et un centimes.

1. La 9e édition et d'après elle la lo^ donnent, par erreur : « il fait, » pour : « il a fait. »

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