‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 168 sur 373 · Voyez le Lexique · texte numérisé non relu

Voyez le Lexique

ou à gauche, le maniement des armes, et quel est F usage à la guerre de la lance et du bouclier*. S'il monte un cheval que Ton lui a prêté, il le presse de Téperon, veut le manier, et lui faisant faire des voltes ou des caracoles, il tombe lourdement et se casse la tête. On le voit tantôt, pour s'exercer au javelot, le lancer tout un jour contre l'homme de bois^, tantôt tirer de l'arc et disputer avec son valet lequel des deux donnera mieux dans un blanc avec des flèches , vouloir d'abord apprendre de lui, se mettre ensuite à l'instruire et à le corriger comme s'il étoit le plus habile. Enfin se voyant tout nu au sortir d'un bain', il imite les postures d'un lutteur*, et par le défaut d'habitude, il les fait de mauvaise grâce, et il s'agite d'une manière ridicule^.

1. Cette phrase suffirait, ce semble, à montrer que la Bruyère avait le texte grec sous les yeux, en même temps que des traductions latines. Le texte donne : xa\ ;rapà tou uîou [jLavOàvsiv l-\ to 86pu xa\ l~\ à<STzihcc, ce que Casaubon rend ainsi : Discit a fllio quomodo fiât \in acïê\ conversio ad dextra, quomodo item ad sinistra. On tenait la pique de la main droite et l'on portait le bouclier au bras gauche ; de là le sens des expressions Itj. to o6pu xa\ 1;:' àoTiiÔa, employées comme termes de tactique : à droite et à gauche; tous les traducteurs que nous avons pu voir l'ont fort bien compris. Seul la Bruyère a pensé qu'il y avait lieu de compléter la version de ses devanciers, et il a rendu à sa manière les mots dont, à son insu, paraît-il, sa propre traduction contenait déjà les équivalents.

2 . Une grande statue de bois qui étoit dans le lieu des exercices pour apprendre à darder. (Note de la Bruyère.)

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