Var. (édit. 1-8) : au-dessous du rien
DES OUVRAGES DE L'ESPRIT. i33
peuple que de ne pas hasarder quelquefois de grandes fadaises.
L'on voit bien que V Opéra est Tébauche d'un grand 47» spectacle; il en donne Tidée*.
Je ne sais pas comment F (9/?eVa, avec une musique si parfaite et une dépense toute royale, a pu réussir à m'ennuyer.
11 y a des endroits dans \ Opéra qui laissent en désirer^ d'autres; il échappe quelquefois de souhaiter la fm de tout le spectacle : c'est faute de théâtre', d'action, et de choses qui intéressent.
1^ Opéra jusques à ce jour n'est pas un poëme , ce sont des vers; ni un spectacle, depuis que les machines ont disparu par le bon ménage à^Jmphion et de sa race* : c'est un concert, ou* ce sont des voix soutenues par des instruments. C'est prendre le change , et cultiver un mauvais goût', que dédire, comme l'on fait, que la machine n'est
1 . L'Opéra , fort à la mode à cette époque , eut aussi pour adversaires Boileau et Racine (voyez, dans les OEuvres de Bo'deau , l'avertissement du Fragment d'un prologue d'opéra), la Fontaine (voyez Vépitre à M, de Njert j 1677), Saint-Evremond (voyez dans ses OEiiures, édition de 1725, tome III, p. 169, sa dissertation sur les Opéras.)