‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 20 sur 373 · I. Tome I, p · texte numérisé non relu

I. Tome I, p

a. Robert-Pierre ne prend jamais dans les actes officiels, dans ceux du moins qui nous sont connus, que la qualité de clerc du diocèse de Paris ; néanmoins il se faisait couramment appeler, dès 1679, abbé : voyez ci-après les Pièces justificat'n>es^ n" 11, p. CLXxiv.

3. L'abbé mourut le premier; sa sœur, qui, retirée au couvent des Bénédictines à Conflans, y mourut en 1725, demeura fidèle à la mémoire de son frère Robert. Elle voulut que les soixante messes qu'elle prescrivait à ses héritiers de faire célébrer après sa mort, ainsi que l'annuel qu'elle institua, fussent dits pour le repos de l'àme de l'abbé, comme pour cekii de la sienne. Il est le seul des membres décédés de sa famille dont il soit question dans son testament -, cent dix autres messes seront dites à l'intention d'un ami défunt, qu'elle ne nomme pas (Archives nationales, T 1075).

SUR LA BRUYÈRE. xxxv

dans le Vendomois, revient prendre place au logis, et aussitôt le cocher de l'oncle défunt est rappelé, un carrosse neuf remplace sous la porte cochère le carrosse vendu, un jeune et bel attelage entre à l'écurie qu'avaient quittée les vieux chevaux du secrétaire du Roi.

Nous voyons en outre la Bruyère s'effacer, en deux circonstances, devant son frère. A la mort de leur père, c'est Louis qui prend l'office paternel; quand on acceptera la succession de Guillaume de la Bruyère, les terres du Vendomois seront la propriété indivise des légataires universels, mais c'est à Louis qu'elles paraîtront appartenir : il s'en qualifiera, se donnant le plaisir de se faire appeler M. de Romeau^. Louis nous semble, à côté de son frère le philosophe, un personnage un peu vaniteux et léger. Du moins la mobihté était-elle l'un des traits de son caractère : il est successivement contrôleur général des rentes de la Ville, simple bourgeois de Paris, avocat au Parlement, premier huissier au Parlement, et enfin receveur et payeur des rentes sur le clergé.

Son mariage, qui eut lieu en 1682 et qui ne le sépara point de son frère, introduisit dans la famille de la Bruyère une parente de Boileau, Claude-Angélique ïargas, fille d'un secrétaire du Roi, grand amateur d'horloges^, dont le satirique a

1. Voyez ci-après, p. clxxv. Ce surnom servait à le distinguer de son frère aîné. Il se dit encore « sieur de Romeau » dans un acte notarié du 14 janvier 1679; mais il renonça bientôt à cette qualification, à laquelle il perdit d'ailleurs tout droit en 1692 : à la suite d'arrangements de famille que nous ignorons, il céda à ses frères et à sa sœur sa part de la succession de l'oncle Jean II de la Bruyère (voyez le Dictionnaire critique de Jal^ p. 71 5). Sa veuve néanmoins rappela ce nom de terre dans quelques actes.

2. Pierre Targas, fils d'un procureur au Parlement, épousa, le 25 novembre 1647, ^ l'église Saint-Nicolas-des-Champs, Elisabeth Colin, fille d'un avocat au conseil du Roi, et parente de Boileau, au septième degré, par sa mère. Il mourut, âgé de cinquante-six ans, le 8 décembre 1666, au cul-de-sac de la rue des Blancs-Manteaux. Voyez sur Targas et sa femme les OEuvres de Boileau^ édition Berriat-Saint-Prix, tome III, tableau généalogique, et p. 449, n" 249-251, p. 457, n» 401, p. 657, note i \ tome IV, p. 486, n"* i5i et i52.

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