‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 203 sur 373 · Var. (édit. 1-4) *. est embarrassé dans la satire · texte numérisé non relu

Var. (édit. 1-4) *. est embarrassé dans la satire

2. Var. (édit. i-3) : à Dorllas et à Handburg. — Selon les clefs, le nom de Dorilas désigne l'historien Varillas, et celui de Handburg

i5o DES OUVRAGES DE L'ESPRIT.

plaindre ceux qui ne sentent pas le plaisir qu'il y a à s'en servir ou à les entendre.

6y. Celui qui n'a égard en écrivant qu'au goût de son siècle songe plus à sa personne qu'à ses écrits : il faut toujours tendre à la perfection, et alors cette justice qui nous est quelquefois refusée par nos contemporains, la postérité sait nous la rendre.

68, Il ne faut point mettre un ridicule où il n'y en a point : c'est se gâter le goût, c'est corrompre son jugement et celui des autres ; mais le ridicule qui est quelque part , il faut l'y voir, l'en tirer avec grâce, et d'une manière qui plaise et qui instruise.

69. Horace ou Despréaux l'a dit avant vous. — Je le crois sur votre parole ; mais je l'ai dit comme mien. Ne puis-je pas penser après eux une chose vraie *, et que d'autres encore penseront après moi ^ ?

le P. Mainbourg, auteur d'un grand nombre d'ouvrages d'bistoire et de théologie. Ce dernier, dont la Bruyère déguise a peine le nom en le traduisant en allemand, était mort depuis plus d'un an lorsque fut imprimé ce passage. Varillas vi\ait encore; son Histoire des révolutions arr'n>ées dans L'Europe en matière de religion était en cours de publication.

1. Var. (édit. I et 2) : Ne puis-je pas penser une chose \Taie.

2. « La vérité et la raison sont communes à un chascun, et ne sont non plus à qui les a dictes premièrement qu'à qui les dict aprez : ce n'est non plus selon Platon que selon moy, puisque luy et moy l'entendons et veoyons de mcsme. » (Montaigne, Essais, livre I, chapitre xxv.) — a Le malheur des modernes, avait dit Bouhours, est de n'être pas venus les premiers; et tout leur crime souvent, c'est de penser comme les anciens sans les avoir lus. » (La monière de bien penser dans les ouvrages d'esprit^ publiée en 1687, édition de lyoô, p. 97.) — J. de Cailly a exprimé plusieurs fois la même idée dans ses Diverses petites poésies^ publiées en 1667 sous le non\ àe d" A ceilljr.

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