‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 227 sur 373 · Telle autre femme, à qui le désordre manque pour · texte numérisé non relu

Telle autre femme, à qui le désordre manque pour

T . Les conventions matrimoniales, que parfois l'on nommait simplement les conventions, étaient faites au profit de la femme,

2. Et elle est le mari^ dans quelques éditions modernes; mais c'est là une faute d'impression.

3. Il est vrai seulement qu'ils sont voisins^ mots ajoutés à la 7^ édition.

4. Var. (édit. 6) : le cuisinier et le rôtisseur. — Les mots Monsieur et Madame sont en italique dans la 6^ édition.

5. Dans la 6^ édition, ce paragraphe est placé au chapitre de Quelques usages.

DES FEMMES. igS

mortifier son mari, y revient par sa noblesse et ses alliances , par la riche dot qu'elle a apportée , par les charmes de sa beauté, par son mérite, par ce que quelques-uns appellent vertu, (éd. 7.)

Il y a peu de femmes si parfaites, qu'elles empêchent 78, un mari de se repentir du moins une fois le jour d'avoir une femme , ou de trouver heureux celui qui n'en a point *. (ÉD. 7.)

Les douleurs muettes et stupides sont hors d'usage : 79. on pleure , on récite, on répète , on est si touchée ^ de la mort de son mari , qu'on n'en oublie pas la moindre circonstance. (ÉD. 4-)

Ne pourroit-on point découvrir Fart de se faire aimer 80. de sa femme ?

Une femme insensible est celle qui n'a pas encore vu 81. celui qu'elle doit aimer, (éd. 4-)

Il y avoit à Smyrne une très-belle fille qu'on appeloit Emire^ et qui étoit moins connue dans toute la ville par sa beauté que par la sévérité de ses mœurs, et surtout par l'indifîerence qu'elle conservoit pour tous les hommes , qu'elle voyoit , disoit-elle , sans aucun péril , et sans d'autres dispositions que celles où elle se trouvoit pour ses amies ou pour ses frères. Elle ne croyoit pas la moindre' partie de toutes les folies qu'on disoit que l'amour avoit fait faire dans tous les temps ; et celles qu'elle avoit vues elle-même , elle ne les pouvoit comprendre : elle ne connoissoit que l'amitié. Une jeune et

1 . « Il y a de bons mariages, mais il n'y en a point de délicieux. » [La Rochefoucauld^ n° cxiii.)

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