Var. (édit. 6) : ni clierche
2. Dans la 6^ édition cette phrase est au chapitre des Ju<^emznts»
DU COEUR. 2i3
Tontes les passions sont menteuses : elles se déguisent ni. autant qu'elles le peuvent aux yeux des autres ; elles se cachent à elles-mêmes. Il n'y a point de vice qui n'ait une fausse ressemblance avec quelque vertu, et qu'il ne s'en aide *. (éd. 5.)
On ouvre* un livre de dévotion, et il touche; on en 73. ouvre un autre qui est galant , et il fait son impression. Oserai-je dire que le cœur seul concilie les choses contraires, et admet les incompatibles? (éd. 4-)
Les hommes rougissent moins de leurs crimes que de 74. leurs foiblesses et de leur vanité. Tel est ouvertement injuste, violent, perfide, calomniateur, qui cache son amour ou son ambition , sans autre vue que de la cacher. (ÉD. 5.)
Le cas n'arrive guère où l'on puisse dire : « J'étois am- 75. bitieux; » ou on ne l'est point, ou on l'est toujours ; mais le temps vient où l'on avoue que l'on a aimé, (éd, 5.)
Les hommes commencent par l'amour , finissent par 76. l'ambition , et ne se trouvent souvent dans une assiette plus tranquille que lorsqu'ils meurent, (éd. 5.)
Rien ne coûte moins à la passion que de se mettre au- 77. dessus de la raison : son grand triomphe est de l'emporter sur l'intérêt, (éd. 4-)
1. « Et qui ne s'en aide, » dans toutes les éditions modernes; mais la leçon que nous rétablissons dans le texte est celle que donnent toutes les éditions publiées sous les yeux de la Bruyère. Il n'y a point là, ce nous semble, une faute d'impression qu'il y ait lieu de corriger.