‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 294 sur 373 · Var. (édit. 5-8) : le prince · texte numérisé non relu

Var. (édit. 5-8) : le prince

2. « Mme de la Fayette, écrit Mme de Sévigné le 28 août 1671 (tome II, p. 334), vous aura mandé comme M. de la Rochefoucauld a fait duc le prince son fils, et de quelle façon le Roi a donné une nouvelle pension : enfin la manière vaut mieux que la chose, n'est-il pas vrai? Nous avons quelquefois ri de ce discours commun à tous les courtisans. »

3. On peut rapprocher de cette réflexion et de la suivante ce que Sénèque dit de la manière de donner, au commencement du livre II de son traité des Bienfaits : voyez particulièrement le chapitre m.

3i6 DE LA COUR.

éloit d'obtenir d'eux d'être dispensés* de rien recevoir*. (éd. 4.)

4^- L'on remarque dans les cours des hommes avides qui se revêtent de toutes les conditions pour en avoir les avantages : gouvernement, charge, bénéfice, tout leur convient ; ils se sont si bien ajustés , que par leur état ils deviennent capables de toutes les grâces ; ils sont amphibies, ils vivent ^ de l'Eglise et de l'épée, et auront le secret d'y joindre la robe. Si vous demandez : « Que font ces gens à la cour ? » ils reçoivent , et envient tous ceux à

qui Ton donne, (éd. 4-

47. Mille gens à la cour y traînent leur vie à embrasser, serrer et congratuler ceux qui reçoivent, jusqu'à ce qu'ils y meurent sans rien avoir, (éd. 8.)

48. Ménophile'' emprunte ses mœurs d'une profession , et d'une autre^ son habit; il masque toute l'année, quoique à visage découvert*, il paroît à la cour, à la ville, ailleurs, toujours sous un certain nom et sous le même déguisement. On le reconnoît, et on sait quel il est à son visage V (éd. 6.)

1. Dispensés^ au pluriel, dans toutes les éditions publiées du vivant de la Bruyère.

2. Tel donne à pleines mains qui n'oblige personne : La façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne.

(P. Corneille, le Menteur^ acte I, scène i.)

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